C'est l'album le plus réputé de la carrière de Paul McCartney avec les Wings et ce n'est pas pour rien. Avec sa femme Linda mais aussi avec Denny Laine dans une moindre mesure, l'ex-Beatles a composé d'excellents morceaux qui restent très vite en tête.
Ça m'étonne toujours à quel point ce type a le sens de la mélodie et du riff qui s'imprime immédiatement dans le cerveau de l'auditeur. Que ce soit le refrain de Jet, la folie de la structure de Band on the Run ou le riff de Let Me Roll It, ce sera instantanément dans votre tête jusqu'à la fin de vos jours. D'ailleurs pour être sûr que ça rentre, il y a un rappel à Jet au cours de l'album et le disque se termine sur Band on the Run. Il faut toujours boucler la boucle pour qu'une mélodie soit bien ancrée et chez les McCartney on le sait.
Il y a aussi quelques curiosités comme Picasso’s Last Words (Drink to Me) avec du français dedans puisqu'on entend Pierre Le Sève qui bossait à la BBC nous parler de tourisme. L'album est aussi surprenant qu'abouti en plus d'avoir des mélodies imparables alors je vous le recommande chaudement si vous ne l'avez pas encore écouté.
Autres éditions :
Band on the Run - 25th Anniversary Edition (1999)
Pour son 25e anniversaire, un documentaire audio (qu'on appellerait plus couramment un podcast aujourd'hui) vient accompagner l'album. Ce qui est sympa c'est qu'en dehors des témoignages, on a droit à des versions de travail des différents morceaux. C'est bien fichu et ça dure une cinquantaine de minutes.
Band on the Run - Paul McCartney Archive Collection (2010)
Les rééditions de la série Paul McCartney Archive Collection ne sont pas hyper généreuses, mais dans le cas de Band on the Run c'était l'occasion d'avoir les faces B et singles sortis à l'époque ainsi que quelques extraits des sessions de One Hand Clapping. Je comprends à l'écoute de ce deuxième disque pourquoi Helen Wheels était un single car le titre était très accrocheur, même s'il n'a pas terminé sur l'album. J'aime bien le rendu des sessions One Hand Clapping car le résultat est très propre mais permet d'envisager les morceaux autrement avec des arrangements Live qui fonctionnent encore bien de nos jours. Le clavier de Linda McCartney sur le titre éponyme par exemple, c'est moins raffiné que sur la version studio, mais c'est diablement efficace.