Damso m’a perdu depuis Lithopédion. Je n’avais donc aucune attente particulière pour ce soi-disant "ultime album", annoncé comme l’aboutissement de sa carrière. Mais vu l’engouement massif autour de l’artiste, et le buzz généré autour de BĒYĀH, je lui ai quand même laissé une chance. Peut-être qu’il allait me surprendre comme à l’époque d’Ipséité…
Résultat : un gros pétard mouillé.
L’album est incompréhensible, confus, et donne surtout l’impression d’être un bac à sable de maquettes, d’expérimentations mal finies et de recyclage d’idées.
L’intro "Impardonnable" est plutôt réussie, mais ressemble trop à du SCH ou du Werenoi...
Entre les tracks 3 et 8, ça devient franchement mauvais, avec des morceaux qui frôlent parfois la parodie, comme "Magic", avec une utilisation de l'IA ou "Tengo Sentimientos", chanté en espagnol. Sérieusement ?
On avait eu un avertissement avec son projet "J'ai menti". Et ça n’a pas loupé : le Damso d’avant n’existe plus. Celui d’aujourd’hui semble préférer le flou artistique, les paroles vides et les punchlines crues, parfois juste vulgaires pour faire plaisir un public fanatique.
Les 3 seuls sons que je garde :
Impardonnable (l’intro, solide malgré ses influences) / JCVDEMS / Frère
Pour un projet censé clôturer une carrière, c’est trop peu.
Damso se perd dans la forme, oublie le fond, et sort d’un album bancal, inégal, et profondément décevant.