9
le 18 juin 2014
SuivreInitiation au progressif
Il y a des jours comme ça durant lesquels je ne sais vraiment pas quoi faire, et quand ça arrive, je décide de me lancer corps et âme dans l’écoute d’un album que je ne connais pas. Mon choix se...
Le talent des musiciens, leur énergie sont toujours là dans cet album de 2009 mais, comment dire ? ça sent comme la fin d’un cycle, une sorte d’essoufflement, un manque d’idées. Ce qui est parfaitement compréhensible quand on arrive à vingt ans d’existence. La plupart des groupes ont, en général, au maximum une dizaine d’années de créativité à l’issue de laquelle ils se contentent de rester sur leurs acquis, parfois avec efficacité. Portnoy partira d’ailleurs après cet album et le groupe va évidemment beaucoup y perdre car son assise rythmique, sa base en quelque sorte, ne s’en remettra pas. Ils nous livrent un album assez sombre, « A Nightmare to remember » raconte l’histoire d’un accident de voiture, le ton est donné d’entrée et la musique est au diapason bien qu’on repense à Muse à un moment (encore une fois…). « The Best Of Times » est un hommage émouvant de Mike Portnoy à son père récemment décédé. On retient donc quelques bons moments mais le groupe étale ses compositions plus que de raison, 6 morceaux pour plus de 75 mn de musique (de 5 à 19 mn chacun).
Bien sûr, c’est l’habitude de Dream Theater, sa marque de fabrique mais là, ça passe moins, comme s’il « fallait » le faire absolument puisque c’est ce qu’on attend d’eux. Portnoy a d’ailleurs reconnu que leur inspiration venait pour cet album de ceux qui l’avaient précédé, citant « Learning To Live », « Octavarium », « Pull Me Under », « A Change Of Seasons » et « The Glass Prison ». Des longueurs, il y en a et pas mal et c’est dommage. Mais les idées, elles, ont du mal à suivre et le groupe par son talent évite heureusement la panne sèche. J’ai senti un peu de recyclage en écoutant cet album, avec beaucoup d’habileté certes mais on attend d’être surpris. Sauf peut-être la pièce finale, « The Count of Tuscany », une histoire de 19 mn qui rappelle Pink Floyd. Un morceau qui mélange metal, progressif et pop et qui nous dresse un récit bien étrange écrit par Petrucci à propos d’une histoire véridique où il aurait fait la rencontre d’un vrai comte italien. Ce personnage aurait fini par le déranger profondément. Le malaise devient peu à peu palpable et Petrucci a réellement craint pour sa vie : « I want to stay alive/ Everything about this place just doesn't feel right/ I, I don't want to die/ Suddenly I'm frightened for my life/ I want to say goodbye/ This could be the last time you see me alive/ I, I may not survive/ Knew it from the moment we arrived ». Dream Theater sait au-moins soigner son entrée et sa sortie, le reste de l’album restant un peu plus faible et plus longuet. Un album inégal au final, imparfait, trop long mais ce groupe même dans ses périodes creuses réussit tout de même à coller quelques gifles et ça, ça n’est pas donné à toutes les formations.
Créée
le 27 févr. 2026
Critique lue 4 fois
9
le 18 juin 2014
SuivreIl y a des jours comme ça durant lesquels je ne sais vraiment pas quoi faire, et quand ça arrive, je décide de me lancer corps et âme dans l’écoute d’un album que je ne connais pas. Mon choix se...
5
le 12 janv. 2012
SuivreCet album de Dream Theater est doté d'un packaging bien alléchant. 6 titres, des morceaux oscillant entre 5 et 19 minutes. Bref, ça sent le morceau épique, celui qui mêle des parties plus...
10
le 13 janv. 2018
SuivreCette note n'est pas du tout objective sachant que c'est le premier album du groupe que j'écoute. Cependant, j'ai vraiment adoré chaque seconde de ce disque. Tout est beau, les instruments sonnent...
5
le 19 déc. 2024
SuivreSoyons clair, je n'ai mis la moyenne que parce qu'il est bien agréable de retrouver les Bouley et Lepic dans un long format entourés de toute leur marmaille qui a bien grandi. La dernière fois,...
9
le 19 sept. 2025
SuivreGilmour n’a fait que quelques dates pour sa tournée 2024 et aucune en France. En Europe, il fallait se contenter de Londres ou Rome, dans le site antique prestigieux du Circus Maximus (Genesis et...
7
le 23 sept. 2025
SuivreRevoilà l’Irlandais Neil Hannon et son faux groupe de The Divine Comedy. Ses albums de ces dernières années ne m’ont pas entièrement convaincu mais cette cuvée 2025 est plutôt bonne. Forcément, les...