Ouf, elle n'a pas mis longtemps finalement pour nous revenir, Melanie de Biasio. J'avais découvert cette chanteuse d'un jazz aux frontières de l'exploration et de l'expérimental à l'occasion de la découverte tardive de son second album. No deal ouvrait des dimensions fascinantes entre la mélodie et le silence, le su et l'inconnu et l'album ne figurait pas pour rien dans mon top musical perso 2014 (alors qu'il est de 2013). Au vu de la richesse de ce disque, on se demandait bien comment elle parviendrait à nous surprendre la prochaine fois.


La réponse est simple : en changeant plus ou moins de direction.


Plutôt qu'explorer des chansons partant dans plusieurs voies à chaque fois, La chanteuse et flûtiste s'entoure de ses fidèles mais propose une seule piste de 25 minutes, une "suite" musicale, Blackened cities (la pochette est sublime, entre nous), inspirée par l'année de tournée qui suivit la parution de No deal et de nombreuses cités industrielles traversées. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, la musique n'est pas si sombre que les cités traversées.


Il y a du vent qui s'engouffre dans les immeubles et bientôt la voix de Melanie qui traverse le décor, zigzague, sinueuse, dans la mélodie. C'est du jazz mais sans les atours habituels du jazz : Ne cherchez pas trompette ou saxo, il n'y en avait par exemple déjà pas au précédent album, il n'y en a pas ici non plus. On retrouve par contre basse, batterie, piano qui forment une ossature en presque continu avec même du synthé et de l'écho entrecoupés de silences. Une musique donc aventureuse et qui aura de quoi vous surprendre si vous tentez le voyage. L'ombre de Brian Eno plane régulièrement ici sur ce disque trop court mais tellement bon qu'on y revient régulièrement.

Créée

le 4 juil. 2016

Critique lue 267 fois

Blackened Cities (EP)

Blackened Cities (EP)

8

Nio_Lynes

le 4 juil. 2016

Suivre

Piste cinématographique.

Ouf, elle n'a pas mis longtemps finalement pour nous revenir, Melanie de Biasio. J'avais découvert cette chanteuse d'un jazz aux frontières de l'exploration et de l'expérimental à l'occasion de la...

Blackened Cities (EP)

Blackened Cities (EP)

9

BenoitRichard

le 11 juin 2016

Suivre

Critique de Blackened Cities (EP) par Ben Ric

C’est un album, ou plutôt un morceau, comme il en sort rarement sur une année. Blackened Cities est en fait une seule pièce musicale, une longue chanson de 24 minutes où se mélangent du jazz...

Blackened Cities (EP)

Blackened Cities (EP)

9

IndusFreak

le 16 févr. 2026

Suivre

Critique de Blackened Cities (EP) par IndusFreak

Ca commence un peu comme un jazz crépusculaire de Bohren & der Club of Gore puis le morceau prend son envol et quel envol ! Idéal pour un réveil progressif et en douceur. C'est le genre de disque...

Un grand voyage vers la nuit

Un grand voyage vers la nuit

5

Nio_Lynes

le 21 févr. 2019

Suivre

Demi voyage nocturne

C'est toujours frustrant de voir un film avec de grandes possibilités gâchées par plein de petites choses. Et en l'état, même s'il est rare que je me livre à l'exercice de la chronique négative, je...

Üdü Wüdü

Üdü Wüdü

9

Nio_Lynes

le 25 avr. 2017

Suivre

Cri barbare

Üdü Wüdü comme les deux albums qui suivent sont de nouvelles directions pour Magma qui cesse momentanément ses trilogies en cours. Le premier volet de Theusz Hamtaahk est par exemple fini dans son...

If I Could Only Remember My Name

If I Could Only Remember My Name

10

Nio_Lynes

le 29 août 2018

Suivre

Musique au crépuscule

« Quelques jours après le début des répétitions, je passai par Novato pour rendre visite à David et Christine. Ils habitaient une grande maison de campagne avec Debbie Donovan et un certain...