C’est parce que cet album est une transition entre le style thrash-punk de COC de la fin des années 80 et le style stoner qu’ils ont adopté au milieu des années 90 que Blind est si difficile à catégoriser. Or, le problème est désormais réglé car de nos jours, on appelle ce style ; le sludge, un terme qui n'était pas utilisé en 1992 pour qualifier un genre musical. Du moins, pas à ma connaissance.
Ce qui est dommage est que Blind n’a pas été reconnu à sa juste valeur dû au fait qu’à cette époque les Pantera, Suicidal Tendencies, Bad Religion, White Zombie, Kyuss, Soundgarden et Alice in Chains sortaient leur meilleur matériel alors l’album est passé plus ou moins inaperçu. Poutant Blind, c’est tout ce qu’on aime des formations que je viens de citer mais avec des guitares plus bourrinées.
Donc, voici la formule : 25% thrash + 25% punk + 25% stoner + 25% grunge = 100% excellent !
Mais puisque vous n’êtes pas ici pour faire des maths, allez donc découvrir (ou redécouvrir) ce petit chef-d’œuvre aux textes politico-sociaux, écologistes puis anarchistes qui sont de surcroît toujours (ou peut-être même davantage) d’actualité aujourd’hui. Et moi, je terminerai cette courte chronique ici. Rien ne sert de m’étendre plus longtemps sur le sujet car vous avez sûrement compris ce que j’essaie d’exprimer : si de temps en temps l’envie nous prend tous d’être aveugle aux enjeux mondiaux, l’important est qu'on ne soit pas sourd à ce disque. Et c’est bien le message que Corrosion of Conformity tente de nous faire passer, au final…