Je n'arrive toujours pas à comprendre comment un album aussi parfait, qui allie puissance, riffs tranchants, lyrisme et mélodie ait pu passer inaperçu à ce point... Gojira c'est très bien, attention, mais le grand groupe du metal hexagonal aurait dû être Minushuman. J'adore Arch Enemy, attention, mais le grand groupe de death mélodique aurait dû être Minushuman. Et pas seulement death mélodique, mais également thrash et prog, mais dans une symbiose parfaite, c'est hallucinant de qualités : il n'y a aucune piste faible sur cet album, on oscille entre les purs chefs-d'oeuvre (The Architect - énorme -, Bloodthrone et Forgotten Fields) et les morceaux excellents (tout le reste).
J'ai découvert ce groupe tout à fait par hasard via un CD de promo d'un hors-série des Inrocks consacré au metal. Oui, oui, les Inrocks adeptes de la pop chichiteuse, de l'électro bidouillée chiante et du rap qui tache ont un jour où il étaient tombés sur la tête sortis un HS metal/hard rock, dirigé par le regretté Guillaume B. Decherf, assassiné au Bataclan. Et G. Decherf avait eu la bonne idée dans ce CD présentant 10 groupes de metal/hard rock dont certains très connus d'y glisser The Architect d'un groupe français confidentiel... que j'ai écouté et réécouté en boucle.
Comme disait Lemmy à propos d'un autre groupe qui a raté la charrette du succès (Anvil), "il faut être au bon endroit au bon moment, c'est juste un coup de chance et c'est tout". Le nombre de pépites que l'on rate par manque de notoriété pendant que des groupes moins méritants trustent ondes, réseaux sociaux et festivals prestigieux... Mais enfin, c'est pareil en littérature et même au cinéma, on ne refera pas le monde. Réjouissons nous simplement au moins, d'être tombé sur cet album d'exception !