Born Again
5.6
Born Again

Album de Black Sabbath (1983)


  1. Le groupe doit à nouveau faire avec un nouveau chanteur, après le départ de Ronnie James Dio. Leur choix se portera étrangement sur Ian Gillan, évidement connu pour avoir officié au sein de Deep Purple. Que donne ce mariage entre pointures du hard-rock et du heavy-metal, célébré par le retour au bercail de Bill Ward ?
    Premier morceau, et on s'aperçoit vite que l'hybride "Black Purple" peut être intéressant. Et ce, même si l'on craint le pire aux premiers cris émis par Gillan. "Trashed" ressemble à ce qu'aurait donne "Highway Star" s'il avait été écrit par Butler/Iommi. C'est un hard-rock de qualité qui pousse l'auditeur à découvrir davantage l'album. Pari pour le moment réussi.
    Nous arrivons déjà à "Stonehenge". L'ambiance se veut sombre, mais, comme c'est désormais souvent le cas, pas grand chose ne sera à retenir de ce titre instrumental.
    "Disturbing The Priest" est très sympa, même si Gillan pourrait éviter ses petits cris outrés en introduction, et au fil du morceau. Cela ne le gâche toutefois pas, et les petits relents "Heaven And Hell" nous rappellent quel grand groupe joue actuellement dans le lecteur.
    Encore un instrumental, mais ici davantage une intro scindée de "Zero The Hero", qui est à mes yeux le meilleur titre de l'album. Rien n'est mauvais dedans, la basse est palpable, le chant n'en fait pas trop, le riff de guitare est hypnotique... On a évidement l'impression d'entendre Deep Purple sur le refrain, mais cela ne gêne absolument pas, et tend même à lui rajouter de la profondeur. S'il faut ne retenir qu'un titre, ce serait certainement celui-ci.
    "Digital Bitch" aurait pu être un morceau de Judas Priest, ou au moins de Rob Halford. Je suis sûr qu'il aurait cartonné dans leur discographie. Malheureusement, ici, il demeure bien trop méconnu, et mériterait largement une seconde jeunesse.
    "Born Again" est lent, très lent... Mais pas dans le sens doomesque du terme. C'est un slow, tout bêtement. Un gentil slow 80's comportant tous les clichés que l'on peut attendre d'un morceau de ce genre.
    Le rythme accélère heureusement de nouveau avec les deux derniers titres de cet album, qui restera donc le seul enregistrement de Black Sabbath avec Ian Gillan au chant, celui-ci sentant que l'alchimie ne pourrait aller plus loin.
    Expérience curieuse, loin d'être ratée, mais on ne tient pas rigueur au chanteur d'avoir préféré retourner voir ses anciens compagnons que de poursuivre ici.

Shubby
7
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le 24 oct. 2016

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