Ian Gillan prend le relai après le départ de Ronnie James Dio et ça donne une nouvelle couleur à la musique de Black Sabbath.
Les parties de chant restent ambitieuses comme pour son prédécesseur, mais le son est surtout très différent. Si Tommy Iomi est toujours un excellent guitariste avec des solos virtuoses, la lourdeur du son est polluée par de la grosse reverb un peu moche sur les instruments. Eh oui, ce sont les années 80 !
Ça donne une sensation de voile sur l'ensemble, un côté étouffé, alors que ça chante et que ça joue bien ! Zero the Hero est plutôt efficace par exemple, mais il m'a manqué cet élément vraiment mythique et propre au groupe, à savoir les énormes riffs qu'on a envie de siffloter jusqu'au lendemain de l'écoute.