Avec C’était ici, Yann Tiersen orchestre une relecture ample et sensible de son œuvre, captée lors de concerts où l’émotion prime sur la virtuosité. Entouré de musiciens, chanteurs et amis, il revisite ses thèmes emblématiques — d’Amélie Poulain à Le Phare — dans des versions plus organiques, plus pleines, parfois même solennelles. Le piano et le violon, signatures de Tiersen, s’y mêlent à des cuivres, des chœurs et une énergie collective qui redonne souffle à des mélodies déjà mythiques.
Mais si le live impressionne par sa générosité et sa sincérité, il souffre parfois d’une certaine uniformité. L’intensité émotionnelle, constante, finit par lisser les nuances, et certains arrangements, plus emphatiques, étouffent la fragilité d’origine. Reste un bel hommage, sincère et ample, à une carrière déjà marquée par la mélancolie lumineuse.
Résumé : Un concert ample et généreux, porté par la sensibilité unique de Tiersen, mais parfois trop grand pour son propre cœur.
🎻 Une célébration douce-amère, où la nostalgie danse avec la ferveur.