J'ai retrouvé cet album lors d'un vide grenier, me disant "hé, deux euros, je vais récupérer cet album que j'adore." Or, en y regardant bien, il s'avère que j'avais déjà une version gravée de ce cd. Et depuis 25 ans en plus, lorsque mon pote Gonzy me l'avait gravé avec une compil de mp3 où il figurait entre Grain de Sable de Tryo et Just like Blood de Tom McRay.
C'est même pas mon premier contact avec le groupe : j'étais déjà fan depuis l'album Big Calm et du tube Part of the process. Mais c'était la première fois que j'avais un cd qui était jugé "album de l'été" par Télérama et que je l'écoutais à l'été. Et je crois bien que j'ai réécouté ce disque quasiment chaque été depuis 2002.
Et dès la première note du premier titre de l'album, je plonge dans un océan de chill. Cette note de guitare qui s'étend sur le début de Slowdown est d'une coolitude comme c'est pas permis. Un morceau qui lui même est une ode à la détente, et qui enchaine avec le très sympathique Otherwise, petit tube sucré. Idem pour le morceau Sao Polo dont le coup d'harmonica d'intro m'évoque tout de suite des images de farniente et de vie douce. "My life is just a one big cliché."
Bref, un ensemble de chansons très chouettes avec même une petite chanson sexy (Undress Me Now) un peu de rap sur Charango ou Get Along (l'adn du trip-hop) et une instrumentale nommée le The Great London Traffic Warden Massacre et dont j'ai jamais compris le terme "massacre" pouvait être lié à un morceau aussi planant (et avec des coeurs qui font bien compris.)
Comme vous l'avez compris, j'adore cet album et il m'évoque tellement de souvenir d'étés passé qu'il est impossible d'en détacher. Et pourtant je me souviens d'avoir écouté le disque allité sur le dos avec un mal de bide pas possible sous la chaleur des toits du dernier étage de chez mes parents, je me souviens l'avoir écouté pendant certaines nuits d'été lorsque je jouais aux jeux vidéos, et la chanson Get Along me rappelle un flashback d'après midi à faire de l'auto-stop avec des jeunes filles croisés par hasard et qui allaient dans la même direction que moi.
J'aime profondément cet album y compris dans ses fautes de gouts, et par là je veux parler de la chanson Woman Lose Weight, une chanson sur un homme marié qui veut ... tuer sa femme. C'est une sorte de chansonnette un peu bizarre qui se veut à moitié parodique et fini par une morale sur le fait que le mariage c'est important. Petit message de Morcheeba : ne tuez pas votre femme ! Merci, j'essayerai d'y penser.
En vrai, je suis même limite dégouté d'avoir acheté ce cd : la version que j'avais gravée comportait en bonus track des morceaux que Gonzy avaient glanés sur le net dont une superbe version de The Sea en concert et une reprise du Summertime de Gershwin. Du coup, lorsque l'album s'est fini après The Great London Traffic Warden Massacre, j'ai fait "ha bah, c'est tout ?"