Chuck Berry. C'est en total néophyte que je décide de découvrir cet artiste dont je ne connais que Johnny B. Goode... avec son dernier album.
Celui-ci débute sur Wonderful woman, un morceau qui s'écoute tout seul avec un solo qui "discute", un coup à droite, un coup à gauche. C'est vieux comme la stéréo comme effet mais ça marche toujours.
On a ensuite Big boys dont l'intro fait directement penser à Johnny B. Goode. On est donc en terrain connu et c'est agréable.
You go to my head ralentit la cadence. Ce n'est pas un grand moment de l'album même si ça s'écoute bien.
3/4 time (Enchiladas) sort un peu du lot avec son ambiance live, le feeling dans la voix, tout est là.
Darlin' est très belle. Le seul défaut pour moi de cette chanson c'est son placement dans l'album, car autrement elle est très réussie. Les parties vocales se répondent entre elles, la partie piano est impeccable et la section rythmique très simple. C'est finalement sur ce morceau que la guitare se fera sans doute le moins entendre.
Lady B. Goode. Lady B. Goode ? Vraiment ? Et oui, Johnny B. Goode a eu une suite, et ce sur le dernier album de Chuck Berry. Ça ne s'invente pas. C'est une surprise bien sympathique même si évidemment ce morceau n'est pas comparable à l'originale (et bien oui, il n'a pas son refrain mythique). Là où l'exercice était plutôt risqué, c'est un joli clin d’œil vers le passé dans cet album.
She still loves you et Jamaica Moon sont pour moi l'instant un peu creux de l'album. Très bien arrangés et interprétés, ce sont les morceaux qui m'ont le moins parlé.
Dutchman est un morceau rétrospectif, avec Chuck qui raconte littéralement une histoire, la sienne.
Eyes of man est dans la même veine que le morceau précédent, avec moins de charme je trouve.
Cet album évoque le passé jusqu'au bout des doigts du guitariste. En effet, tout respire l'ambiance retro sauf peut-être le son de batterie plutôt sec. Autant pour pas mal d'artistes, aborder le passé pourrait vite tourner à l'auto-caricature, ici il y a quelque chose de naturel qui se dégage du disque, une véritable fluidité.
Et puis sa voix était impeccable, un miracle à cet âge-là. Ce monsieur était un grand monsieur, et cet album ne fait que le prouver.