Où est la Izia rockeuse ? Ici, dans sa Citadelle, elle n'y est pas. Si on ne m'avait pas dit de qui il s'agit, en écoutant un soir sur la route, j'aurais pensé tout de suite à un énième disque de Louane. D'ailleurs, ça avait commencé comme une blague moqueuse et de mauvaise foi en pensant que c'était Louane ayant fait des progrès. Sympa, propret, mais toujours musicalement insipide.
Je n'ai rien contre la fille de Jacques Higelin d'aller plus vers la chanson sentimentale en mode variété, le genre de chanson matinale à affadir une journée, à l'image des clips plats qui les accompagnent pendant que se sirote le café. Elle fait ce qu'elle veut.
Il y a bien "Esseulés" qui marque en reconnaissant la voix de Dominique A qui chante en duo avec la jeune femme. Pour le reste, c'est une question de réceptivité et de sensibilité. L'hermétisme provenant d'un sectarisme à peine dévoilé certes, en réaction à l'orientation musicale d'Izia ici dans une pop cotonneuse et électronique, fera peiner à se plonger dans ce disque assurément. À tort si on ne jure que par du rock qui tâche, à raison si l'on pense que le contenu de Citadelle est franchement gonflant à long terme, parce que l'album ne semble pas se démarquer de se qu'on entend toujours partout jusqu'à l'ennui comme à l'écoute de "Dragon De Métal" et "Trop Vite", deux titres qui empêchent tout déclic.
Je passe.