Les guitares se révèlent davantage sur cet album. Contrairement à d'autres disques du groupe où on expérimente plus qu'on ne livre une performance soutenue. Riffs incisifs correspondant parfaitement à la musique d'In Flames et qui gardent l'auditeur bien concentré sur ce qu'il entend. Parce que la vis est bien rentrée dans le montant, à travers le mur. L'accroche y est solide ! L' ambiance lourde et parfois macabre accentue la folie qui règne de par les titres.


Mais je le répète, ce sont les guitares qui changent la donne de ce Death mélodique parfumé au néo métal quelquefois. Présentes sans être lassantes, celles-ci opèrent en faveur de l'opus en lui insufflant une énergie plus contagieuse que sur un Battles, par exemple. Au niveau vocal, le hurlement s'inscrit d'emblée comme étant la force de l'album même si de passagères envolées de chant clair s'insinuent ici et là.


D'un autre côté, on ne peut passer à côté de la qualité globale de la proposition faite par le Band. Chaque titre connait son heure de gloire parfois à cause d'un solo qui se démarque, d'une énergie nouvelle et inconnue jusque là, d'une rythmique plus lourde, d'un riff qui se scotche dans le cerveau ( Pinball Map), de la voix furieuse et enragée du chanteur...Vous aurez d'ailleurs compris que Clayman est probablement le meilleur de la discographie au point de vue Death, ne laissant pas énormément de place au compromis comme sur d'autres œuvres de leur part. On aimerait réentendre cette Vibe, revenir parfois à Clayman et sa flamme (!) bien particulière.


Parce qu'il est différent cet album. Quelque chose d'unique le distingue de ses frères sans qu'on puisse mettre vraiment le doigt dessus. Sa folie furieuse ? Ses mélodies entraînantes ? Son chanteur plus inspiré ? Un son convenant bien au style ? Parce qu'In Flames est probablement au sommet de son art avec ce disque...


Tout y est très bon malgré quelques préférences pour Bullet Ride, Pinball Map, Only for the Weak et Clayman. Pas de réel essoufflement le long de l'écoute comme il peut y en avoir ailleurs dans la famille. Pas de pièce à jeter, au contraire, on se plairait à revenir pour une deuxième écoute, et possiblement plus. À dire vrai, l'entendre une seule fois ne permet pas de l'apprécier à sa juste valeur. Pour toutes ces raisons, j'oserais presque lui accorder le titre d'oeuvre maîtresse dans la carrière d'In Flames.


Recommandé pour l'ancien fan tout autant que pour celui qui découvre. Et ça c'est rare! Voilà...


8.8/10

Jean-francoisBohémie
8

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 20 févr. 2017

Critique lue 237 fois

Clayman

Clayman

9

EddieMetalThunder

le 27 mars 2013

Suivre
Dernière modification

le 27 mars 2013

In Flames was sent to glorify

Du début à la fin, la régalade totale. Le parfait embranchement entre le In Flames d'avant et d'après. Avant Clayman et après Clayman. Cet album marque définitivement le renouveau du groupe après sa...

Clayman

Clayman

9

DarkKnightReturn

le 29 sept. 2015

Suivre

Un très bon album qui m'a fait découvrir une nouvelle facette du Death Metal

J'ai découvert ce groupe grâce à la web série Metalliquoi. Je ne suis pas un grand fan de Death même si Gojira m'a fait accroché à ce style. Et puis je découvre le Death Mélodique, je me lance donc...

Clayman

Clayman

9

Snake

le 13 juin 2013

Suivre

Critique de Clayman par Snake

Par où commencer avec cet album ? Clayman : à mon humble avis l'une des meilleures oeuvre d'In Flames, un voyage musicale original porté par une ribambelle de chansons redoutables, presque un...

Emperor of Sand

Emperor of Sand

8

Jean-francoisBohémie

le 2 avr. 2017

Suivre

Trompeur...

Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...

Blurryface

Blurryface

8

Jean-francoisBohémie

le 20 mai 2016

Suivre

La raison...

Lorsque j'entends un single qui m'interpelle, j'essaie de retenir le nom du groupe. Au deuxième hit, je reconnais le groupe et peut le nommer. Cette fois, trois chansons ont su capter mon attention...

The Sacrament of Sin

The Sacrament of Sin

8

Jean-francoisBohémie

le 4 août 2018

Suivre

Le meilleur...

Powerwolf est différent. Il n'est pas un heavy symphonique comme les autre. Il réussit à entrer. Dans la psyché. S'y faire une place et s'intégrer dans le voyage. Il devient le copain accompagnateur...