Madonna revient fort avec ce nouveau disque, car elle parvient à retrouver succès critique et public...
Le lancement du disque à lui seul est une leçon, mais le disque est une vraie pépite...
Encore une fois, elle allie dance music et profondeur, et l'album trouve des équilibres parfaits entre revisite de sa carrière, modernité évidente et hommage sincère à la culture club.
Madonna a fait une nouvelle fois confiance à Stuart Price, mais elle s'est faite confiance aussi, laissant libre court à ses thèmes de prédilections, revisitant ses marottes avec une vraie modernité de son.
Ce Confessions II n'est en rien finalement comparable à Confessions On A Dance Floor, c'est un autre album; et c'était une excellente idée de créer du buzz en reprenant le titre d'un album culte coproduit également avec ce même Stuart Price.
Personnellement j'avais des titres que je n'aimais pas sur le 1er, mais ce nouvel album n'a aucun skip pour moi...
D'entrée de jeu, I Feel So Free donne le ton, on sera dans un habillage sonore futuriste, et dans des confidences également. Il faut donc ne pas rester à la surface et écouter l'album pour aller dans les chansons, et il y en a pour presque tous les goûts sur ce disque.
Vous voulez un tube ? Vous aurez Danceteria qui est très efficace, où Madonna parle/rap sur les couplets tandis que le refrain everybody get up and dance fera également chanter. Très nostalgique au niveau des paroles, Madonna revisite les années où elle allait dans ce club new-yorkais où elle a rencontré ses amies, artistes qui ont vu son ascension.
Bring Your Love est également dans cette catégorie tubesque, car le duo avec Sabrina Carpenter est très efficace, tout comme son clip assez bluffant où les 2 stars se frôlent, plus belles que jamais.
La voix des années 90 de la star est là sur One Step Away, qui selon Stuart Price serait pratiquement improvisé par Madonna au micro.
La Madonna rageuse est là sur Read My Lips, morceau aux influences latines terriblement efficace (avec le feat. qui va bien) et suivi de Everything, titre là aussi rageur (It's not OK, I don't fuck with it !) titre plus club tout comme Love Without Words.
Une réminiscence plus évidente de Confessions On A Dance Floor avec Bizarre et sa mélodie syncopée façon Sorry.
Love Sensation, titre résolument joyeux sonne extrêmement bien et lui aussi a des allures de tube en puissance.
Un de mes joyaux préférés du disque est sans conteste Fragile, écrit en hommage à son frère, un titre efficace et émouvant en même temps.
J'adore pour ma part le morceau School, titre audacieux qui a des relents de l'époque Erotica, avec un groove aux basses lourdes où sa voix incante tel un élément du rythme...
D'ailleurs cet album convoque aussi pour ceux qui connaissent bien sa carrière des ères du passé, de Erotica à Ray Of Light.
On a l'essence de production du début des années 90 avec le titre où est présent Stromae, qui se révèle au fil des écoutes, My Sins Are My Savior.
Tout en douceur, la fin de l'album apaise et se fait encore plus introspective, le sublime L.E.S. Girl hyper nostalgique est un titre de fin magnifique.
7 ans après le déroutant Madame X, Madonna défie définitivement ceux qui voudraient l'enterrer et prouve que dans cette industrie désormais à l'ère de streaming, elle est parvenue à finalement s'adapter, sans trahir son ADN musical, avec un album dense, profond qui a tout d'une œuvre culte et cohérente qui pourra séduire le grand public, et ainsi ajouter une nouvelle pierre précieuse à sa carrière déjà immense, certainement une des plus belles carrières de la pop musique.
Bravo à elle ! Définitivement pas la Reine de la Pop pour rien !