Je ne serai pas objectif, mais cet album est trop joli pour son propre bien et trop bien réalisé. Au-delà du coté un peu dark boy qui s'explique un peu par la mort de Stéphane pendant la réalisation de l'album, cette album est selon moi le pic d'Indochine all-time.
Dancetaria ouvre sur la chanson éponyme qui casse pas nécessairement trois pattes à un canard, mais fonctionne bien avec cette idée d'une boîte à musique qui ouvre sur un orchestre comme un conte de fée. Enfin, si les fées n'avaient pas été éclipsées par les guitares bien électriques à fond les ballons d'eau chaude.
Juste toi et moi d'ailleurs témoigne qu'on est bien en 99, on pourrait méprendre le morceau avec un titre d'Oasis tellement ça sent les frères Gallagher de ce métro bruxellois (dont le clip est un peu cheesy, mais ça va). Tant qu'on y est, Stéphane a laissé derrière lui des compos qui sont diablement bonnes. Si Manifesto et Stef II semblent en tout point basique d'un point de vue rock bien qu'efficace, Atomic Sky et She Night sonnent tous les deux comme des requiems en puissance et qui montrent bien la période que subit le groupe.
En ce point c'est aussi l'occasion de s'émanciper plus que jamais sur les thèmes, qu'ils soient quasi féériques comme Justine, ou alors sexuels comme Venus ou Halleluya, en passant par Rose Song qui sonne rock et qui mêle conte pour enfant, romance, et surtout, DES GUITARES. Saturations incluses.
Oli de Sat a apporté un travail ultra conséquent dans l'album, et main dans la main avec Jean-Pierre Pilot, le résultat est sans appel; cet album, c'est le prime d'Indochine avant l'heure.