En 1978, les tensions au sein du Floyd étaient de plus en plus fortes, entre Waters et les 3 autres membres. Elles allaient éclater lors de l’enregistrement de l’album « The Wall » l’année suivante, bien plus un projet personnel de Waters qu’un effort collectif. Gilmour profite de la fin de la tournée « In the Flesh » qui a suivi l’album « Animals », pour enregistrer son 1er album solo, éponyme, en France. Bon, cet album n’est pas désagréable mais ça ronronne quand même pas mal. Attention, Gilmour reste un guitariste de légende mais est-il capable pour autant d’offrir des mélodies mémorables en dehors du Floyd, j’en doute fortement. Quand j’écoute « On an Island », je pique toujours du nez, il n’y a rien à faire. Ça ne remet absolument pas en cause ses (immenses) qualités de musicien. Au centre de cet album, la guitare bien sûr, sous toutes ses formes, aérienne sur "Mihalis" et "Raise My Rent", saturée sur "Cry From the Street", "Short and Sweet" et "I Can’t Breathe Anymore", distordue sur "No Way" ou "Definitely". On n’évite malheureusement pas l’ennui sur « So Far Away » par exemple mais quelques bons moments sont à noter comme « There’s no way out of here » et « Cry from the street ». Comme souvent chez Gilmour en solo, ça a du mal à être passionnant de bout en bout. Juste une petite précision : David avait écrit pour cet album une chanson qui s’appelait « Comfortably Numb ». Comprenant le potentiel du morceau, Waters s’y est opposé et a décidé de le garder pour le prochain album de Pink Floyd, « The Wall ». Et c’est malheureusement un titre de cette ampleur qui manque sans doute le plus ici.