Après son premier album At What Cost avec un rap assez brut contenant même un petit tube avec Crew ayant Brent Faiyaz en invité, Goldlink sort son deuxième album Diaspora.
Diaspora est un changement de direction total et on peut presque parler d'album concept, celui-ci étant assez évident: montrer la musique de la diaspora (et oui). Le rappeur de Washington a la bonne idée de ne pas juste s'approprier les sonorités mais bien d'inviter les acteurs de ces musiques et ainsi collaborer avec eux. Le moins que l'on puisse dire est que c'est très réussi. Chaque morceau amène son univers sur lequel Goldlink va s'inviter, et ceux-ci sont très variés: il va de la musique africaine en invitant par exemple Wizkid sur No Lie ou bien le monde de la cocaïne avec Pusha T sur Cokewhite. J'aime beaucoup Diaspora car il a en plus le mérite d'être très facile à écouter alors qu'on pourrait penser qu'un album concept hommage aux musiques du monde pourrait être assez lourd et donc indigeste. L'album contient ses moments sortant du monde du rap comme Zulu Screams avec Meleek Berry et Bibi Bourrelly mais sait être plus terre à terre comme sur Cokewhite déjà cité où comme d'habitude à cette période, Pusha T mange ses featurings. Goldlink n'est finalement pas le meilleur rappeur mais montre avec Diaspora qu'il peut très bien se débrouiller grâce à une bonne production et construction de projet.
Finalement, je reviens régulièrement vers cet album et apprécie chaque écoute car l'ambiance est chaleureuse et variée, et que l'on trouve bien sûr des bons moments de rap.