Depuis 20 ans mon intérêt pour Dream Theater c'est quand même bien éteint alors qu'ils faisaient clairement partie dans le top de mes playlists au milieu des années 90. J'ai malgré tout toujours écouté poliment chaque sortie avec plus ou moins d'attention et de retard même si je n'ai pas encore eu le courage de me confronter à The Astonishing leur précédent double album. Je le ferais sans doute un jour. Étonnement, j'ai eu envie de me prendre Distance Over Time le jour de sa sortie, d'une part car sa pochette m'intriguait et d'autre part car je suis dans une bonne passe au niveau du metal progressif ces derniers temps. J'ai d'abord été surpris par l'accessibilité de ce disque qui semble plus posé et mélodique que jamais, notamment au niveau des vocaux qui ne poussent plus dans les aigus que James Labrie a de la peine à atteindre depuis longtemps. Pour tout dire, j'ai même parfois eu l'impression d'entendre un groupe plus rock progressif par moments on pense à Rush ou même la scène néo progressive anglaise pour certaines harmonies, seules les guitares quand même présente et toujours aussi chiadée me rappelle que j'écoute le Dream Theater que j'ai connu. Ça reste ultra classique et parfois même un peu cliché de ce qu'est le métal progressif, mais quand c'est joué avec autant de maîtrises, le disque ne peut qu'être plaisant d'autant qu'il n'y a pas de morceau qui me donne envie de zapper et ça ne m'était plus arrivé depuis le fameux Scenes forme A Memory sorti il y a justement 20 ans. Bref, sans être une révolution sonore, ce disque fait plaisir à mes esgourdes et même si je persiste à penser que Fates Warning mériterait leur succès et qu'Evergrey et Redemption viennent de sortir des disques autrement plus palpitant, je ne vais pas bouder mon plaisir avec ce nouvel album qui se révèle sacrément solide dans son genre.
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