Seconde étape de la trilogie musicale que Green Day ose offrir au monde, ne le nions pas, Dos n'est pas un bon album. Qui cela pourrait-il étonner ? Les critiques sont unanimement mauvaises. On reproche, globalement, aux trois albums la même chose : quelques bonnes idées mais un sérieux manque de tri. Et le problème se retrouve donc dans Dos.
Bien sûr tout n'est pas à jeter loin de là. Quelques morceaux sont réellement remarquables dans l'album, à commencer par Fuck Time. Green Day avait annoncé une influence des débuts des Beatles pour cette trilogie et on la sent bien ici. Un morceau différent sans perdre l'âme Green Day, ce qui le rend si appréciable.
A côté de ça, qu'on l'aime ou non, on remarquera Nightlife, groovy avec un featuring appréciable. Bref, très différent de ce que nous livre Green Day d'habitude.
Quelques morceaux plus habituels sortent du lot, sans être incroyable on notera ainsi Ashley typique du son punk-rock et donc, par cela, typique de Green Day. Morceau qui évoque la drogue et l'amour, ou l'amour de la drogue ? Simple mais efficace à souhait.
On notera aussi Lady Cobra et Stop when the red lights flash, tous les deux très agréables. Les autres morceaux tombant davantage dans le remplissages.
Ainsi, même si beaucoup de morceaux sont, fondamentalement, assez moyen et certains mêmes médiocres, il en ressort une énergie libre très plaisante à écouter en voiture, quand on roule par beau temps. On retrouve cette énergie primaire, simple, d'un disque composé et enregistré sur le vif, symptomatique des débuts de Green Day. Perdant en qualité, Green Day parvient cependant à montrer qu'ils n'ont rien perdu de leur authenticité.