Avec ¡Dos!, Green Day nous plonge dans un univers garage punk un brin chaotique, loin des fresques engagées de American Idiot ou 21st Century Breakdown. Deuxième volet de leur trilogie sortie en 2012, l’album assume un ton plus léger, plus rock’n’roll... mais aussi plus brouillon.
On sent l’envie de se lâcher, de revenir à quelque chose de brut et instinctif. Et parfois, ça fonctionne : "Lazy Bones" tape juste, "Stray Heart" accroche bien l’oreille, et "Makeout Party" amuse autant qu’elle surprend. Mais l’ensemble peine à tenir la route. Trop de morceaux s’enchaînent sans réelle identité, comme s’ils avaient été jetés sur la table sans réelle direction.
On ne peut pas nier la prise de risque ni l’énergie déployée. ¡Dos! n’est pas un mauvais album, mais il donne l’impression d’un groupe en quête de fun plus que de fond. Un disque à écouter sans trop en attendre, parfait pour accompagner une soirée sans prétention — mais qui peine à laisser une vraie empreinte.
Ma note : 6.5/10 — Pour les curieux et les fans indulgents.