5
2357 critiques
Long
Musique initiatique, paganique, avec instruments anciens, chants païens. C'est très lent, très répétitif. Ça manque de surprises et ça peut être long. Je n'ai pas été initié. J'ai été jusqu'au bout...
le 2 juil. 2025
J'aime Heilung pour son apport à la musique et au projet, ici abouti, de ce qu'on appelle néo- ou dark- folk. Avant d'écouter ce disque, je connaissais les précédents albums du groupe et je connaissais le clip assez remarquable d'Anoana. Faut-il être subjugué ou avoir été marabouté pour apprécier Heilung ? Faut-il porter des peaux de bête et une forte barbe, sentir le bouc et se réveiller le matin en grommelant des runes vaguement menaçantes ? Pas du tout.
Heilung, globalement, c'est plus que de la musique, mais c'est aussi de la musique. Il suffit d'écouter, sans se laisser impressionner par le décorum. Si ce disque est finalement mon préféré du groupe, c'est à cause de l'incroyable pièce Tenet. C'est quoi ce truc ? D'où ça sort ? Où ça va ? Ce qui se passe au cœur de cette pièce de 13 minutes est hallucinant : une suspension du temps et de l'espace, et le chant de sirène de Maria qui ondule dans le lointain, se rapprochant un peu et s'éloignant par vagues. Morceau à la fois chtonien et lumineux, infernal et solaire, tenu par une tension qui se résout une première fois aux environs de la cinquième minute par cette sorte de saut dans le vide que le chant de Maria investit, et une seconde fois un peu après huit minutes avec cette mélopée lointaine soutenue par une sorte de vague atmosphérique stellaire et conclue par un singulier chœur a cappella en latin, qui désoriente, à vrai dire. On sort de ce morceau enrichi de quelque chose d'indéfini dans l'ordre de l'émotion et de la beauté, et on sait gré aux musiciens de nous avoir offert cela, à nous qui ne sommes plus un joyeux perdreau né la veille et s'enthousiasmant d'un rien !
Ce morceau est mon highlight de l'album, suivi d'Anoana. Le seul titre qui, au départ, m'a paru hors de propos, est celui du milieu, le guerrier Keltentrauer, qui est un long récitatif (en allemand, donc on se méfie) avec des bruitages (cornes, guerriers en marche, heurts de lames, cris, affrontements, massacres, feu, etc.). Mais à force d'écouter ce disque au casque, je trouve ce morceau très visuel, comme une dramatique radiophonique très bien mise en onde. Le morceau est bien placé. Au début, il aurait rebuté ; à la fin, il aurait lassé. On s'en passerait néanmoins, d'autant plus que sans lui le disque durerait quand même 50 minutes et on ne serait pas frustrés (c'est un double album). Mais il est là et il ne fait pas tache. Il faut le prendre comme une césure, pas une rupture. Le morceau qui suit (Nesso) semble jaillir du petit matin après la catastrophe : un pas lourd de guerrier déconfit, et le chant de Maria, encore. L'enchaînement final Nikkal puis Marduk (tintinnabuli en crescendo, murmures, bourdon quelque peu menaçant) est assez réussi.
Je trouve le disque très cohérent, très uni. C'était le cas déjà des précédents, mais ici avec un highlight plus marqué, un climax à mon avis indépassable, mais allez savoir ! Pour qui aime les textures, la profondeur, les atmosphères, la musique rituelle en ce qu'elle a d'hypnotique et de prenant, ce disque est un joyau. Si vous aimez Claude François, je vous suggère un prudent retrait.
Créée
le 27 nov. 2025
Critique lue 2 fois
5
2357 critiques
Musique initiatique, paganique, avec instruments anciens, chants païens. C'est très lent, très répétitif. Ça manque de surprises et ça peut être long. Je n'ai pas été initié. J'ai été jusqu'au bout...
le 2 juil. 2025
6
699 critiques
Trop inégal pour susciter une adhésion constante ...à réécouter sans doute ... irai les voir en concert ...
le 27 nov. 2022
9
6 critiques
Film découvert voici quelques années dans son jus, avant qu'il ne soit disponible en français. Je m'intéresse au cinéma de l'enfance et aux films des anciens pays de l'orbe soviétique. J'ai été...
le 5 déc. 2024
7
6 critiques
Je déteste les Allemands en politique, mais en musique, surtout dans les seventies, je les aime assez, hélas ! Généralement, tous les artistes allemands de cette époque sont tapés dans le sac...
le 27 nov. 2025
9
6 critiques
J'aime Heilung pour son apport à la musique et au projet, ici abouti, de ce qu'on appelle néo- ou dark- folk. Avant d'écouter ce disque, je connaissais les précédents albums du groupe et je...
le 27 nov. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème