Note personnelle : 7,5/10
Écouter "Drifters / Love Is the Devil", c’est comme déambuler seul la nuit, le cœur un peu lourd, l’esprit ailleurs. Dirty Beaches ne compose pas des chansons, il crée des états d’âme. Des battements sourds, des voix étouffées, des textures crasseuses et magnifiques à la fois. On est pris dans un vertige, entre errance urbaine et douleur intime.
La première moitié, "Drifters", cogne comme une pulsion sombre — on y sent l’énergie du désir, du mouvement, de la fuite. Puis vient "Love Is the Devil", où tout s’effondre doucement, où les silences parlent plus fort que les mots. C’est froid, fragile, bouleversant.
Tout ne fonctionne pas parfaitement — parfois trop long, trop opaque — mais ce disque touche une corde étrange, celle du manque, du besoin de disparaître un instant. Et pour ça, il mérite d’exister, d’être écouté, ressenti.