Quoi qu’on en pense Franz Ferdinand aura changé le cours des années 2000. Depuis, tout le monde veut dénicher son jeune groupe de rock à guitares. Bloc Party, the Rakes, Artic Monkeys auront entériné l’urgence de cette quête, le Saint-Graal que chaque maison de disque veut posséder …pour au moins quelques semaines, voire quelques mois. 2007 verra quelques groupes élevés au statut d’artiste hype. Pour quelques bonnes surprises (Klaxons), combien de groupes de séries, mis sous les feux de la lumière par le conjoncture alors qu’ils n’auraient pas dû intéresser plus que l’équivalent anglais de la MJC de Sucy-en-brie (que les habitants de cette riante cité m’excusent).
Hot Club de Paris se rapproche plus de la deuxième catégorie que de la première. Rien de bien nouveau sous le rare soleil de Liverpool, un trio de jeunes à guitare qui a souvent plus d’énergie que de talent et qui pour un titre convenable (Clopwork toy) en propose 5 où les mélodies sont en jachères. Pourtant, alors que l’on se dit que tout est plié, Hot Club de Paris étonne plus que son simple nom. Your face looks all wrong a un bien sympathique côté lofi US (pensez à Folk Implosion) et Everythingeverything joue la carte de l’instabilité farceuse. De quoi se dire que la hype anglaise vaut toujours mieux que la hype franchouillarde de The Naast, le groupe qui nous fait même regretter Bijou