8
le 29 août 2018
SuivreUn virage au cordeau
En guise de Retrouvailles, le précédent de Yann Tiersen sonnait plutôt comme une déception. Le français semblait stagner dans une eau croupie, la même, autrefois bénite, qui l'avait pourtant porté...
En guise de Retrouvailles, le précédent de Yann Tiersen sonnait plutôt comme une déception. Le français semblait stagner dans une eau croupie, la même, autrefois bénite, qui l'avait pourtant porté aux nues.
L'Absente, en 2000, avait bien amorcé un discret virage pop, mais ne parvenait pas, malgré ses qualités, à tutoyer les mêmes sommets que sur les premiers albums du français. La formule trouva définitivement ses limites dans les Retrouvailles de 2005, qui, malgré les violons, les accordéons et le piano de rigueur peinaient à retrouver, justement, la magie des débuts.
Alors que pouvait donc proposer aujourd'hui Yann Tiersen, douze ans après Amélie Poulain (sa pire ennemie ?) et cinq ans après un dernier disque en demi-teinte ? La question est vite réglée : Dust Lane offre tout simplement un nouveau visage, celui d'une pop symphonique, qui lorgne du côté du post rock. Ses instruments autrefois phares (cf. plus haut) sont ici relégués au deuxième plan, derrière l'éternel trio guitare/basse/batterie.
On peut dire que la mutation est absolument réussie. Toujours beau, parfois bouleversant (l'album, est, sans surprise, assez triste), Tiersen a réussi sa reconversion... Reconversion ? Pas vraiment finalement. En 2004, Tiersen sortait un album en duo avec Shannon Wright, et c'était superbe.
On sentait alors que le salut viendrait de cette orientation, plus brute, aux tonalités plus grises, plus vaporeuses. L'auteur de Dust Lane n'a malheureusement pas confirmé depuis.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs albums de 2010, Les meilleurs albums post-rock et Les meilleurs albums des années 2010
Créée
le 29 août 2018
Critique lue 213 fois
8
le 29 août 2018
SuivreEn guise de Retrouvailles, le précédent de Yann Tiersen sonnait plutôt comme une déception. Le français semblait stagner dans une eau croupie, la même, autrefois bénite, qui l'avait pourtant porté...
4
le 16 sept. 2018
Suivrele 6 juin 2024
Persepolis, ou une sorte d’idéal bobo gonflant qui enterre tous les enjeux (la révolution sous-jacente en Iran, l’expatriation, l’adolescence torturée), le tout relayé par cette enfant dont...
4
le 24 janv. 2024
SuivreLa salle de procès qui introduit Les Chambres rouges est d'un blanc immaculé et incarne aussi bien l'inoffensivité de son propos que le vide existentiel qui traverse son héroïne Kelly-Anne. On ne...
5
le 21 avr. 2024
SuivreEn interview dans le numéro d’avril de Mad Movies, Alex Garland se réclame d’un cinéma adulte qui ne donnerait pas toutes les clés de compréhension aux spectateurs, à l’instar du récent Anatomie...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème