“Ha Ducon ! Je te cherchais !”
“Hey machin, comment ça va ? Et bien, que me vaut cet honneur ?”
“Je me disais, ça fait longtemps que t’es pas venu me casser les noix avec un de tes albums à la con et là je suis dans un bon jour donc fait toi plaisir, je t’écoute ! “
“Ok, on a déjà vu plus chaleureux comme intro mais bon si tu y tiens ça peut s’arranger”
“Vas-y vas-y ! Je suis prêt à relever ton défi !”
“Bon alors est-ce que tu connais l’album Fables of the Sleepless Empire de Unexpect ? Un groupe d’avant garde metal circus core.”
“Ah ouai ouai je connais ça.”
“Ah bon ? Et donc qu’est-ce que tu penses de l’accordéon ?”
“Et bien ma foi il a ce petit…. côté… dark funky jazz ! Excellent quoi !”
“Ok donc tu connais pas du tout en fait”
“Mais non enfin. Qu’est-ce que je suis venu m’emmerder encore ? Sans déconner, circus core quoi, mais qu’est-ce que c’est que cette horreur ?”
“Hey ho tu l’as voulu tu l’as eu hein ! Viens pas me la faire !”
“Ouai ouai c’est bon vas-y”
“Ton défi est donc d’écouter ce condensé d’énergie chaotique. Un Chaos qui dérange au début. Et ouai, c’est le bordel. Trois voix, deux guitares, un violon, une basse, ça fait pas mal de cordes à prendre en compte, sachant que la basse en compte 9 à elle seule. Mais prenons Mechanical Phoenix, qui selon moi est caractéristique de l’album. Ce titre alterne entre 2 états, l’un hypnotique et lancinant systématiquement balayé d’un revers de riff par l’autre brutal et intense. Mais c’est deux états sont liés par l’insanité de la musique d’Unexpect. On se croirait dans la tête d’un insomniaque, tantôt dans des phases d’excitation extrêmes, tantôt dans des phases d’engourdissement nécessaires. Et c’est ça qui donne cette impression de chaos. Mais rapidement on se rend compte qu’il est ici question de maîtrise, une maîtrise dans l’exécution et dans les transitions. Pour moi c’est du pur génie, mais le génie d’Aladdin tu vois, un peu foufou quoi.”
“...”
“Machin ? Machin ? Machi..., Mach..., Mac..., ...." "Respect ? Respec..., Respe...., Resp..., ....”