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Dur dur...
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le 12 févr. 2020
Je me rappelle de ces longues nuits d’été, il y a à peine quelques années.
Alors que les convives étaient partis, laissant notre maison dans un état témoignant d’une soirée qui fut prolifique et emplie de tous les plaisirs de tables possibles, mon Père et moi nous retrouvions sous les étoiles, dans notre minuscule jardin carré aux effluves de romarin. Quelque peu avinés, l’estomac plein et l’esprit serein, il avait pris pour habitude de mettre Mes Souliers Sont Rouges en fond.
A chaque fois que je tentais, bavard que je suis, de briser ce sacro-saint silence estival, de lui parler des moments les plus agréables du moment passé ou de toute autre futilité de mon répertoire de jeune adulte inexpérimenté, il se contentait de me sourire légèrement, les yeux dans le vague, et de me souffler de sa voix grave : « Chut, mon Fils. Écoute et savoure. »
Et si je me montrais assez attentif, il sortait alors deux cigares et un fond de spiritueux qu’il réservait généralement à ses frères d’âme, ses amis de toujours.
Et c’est généralement à cet instant que les voix parfaitement synchrones et puissantes de Mes Souliers Sont Rouges nous emmenaient, Père et Fils, vers notre Bretagne bien aimée.
Cet album, comme les autres, se savoure. Se déguste.
Il me rappelle ces fins de nuits d’été, l’esprit brumeux et prêt à écouter les contes d’oncles aux histoires simples et merveilleuses.
Juste… Prendre le temps d’ÉCOUTER cette allégorie du Carpe Diem.
Ce que nous ne faisons plus aujourd’hui.
Créée
le 18 juin 2025
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8
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