Découvert par Joe Lally de Fugazi, Dead Meadow pouvait être perçu comme des suiveurs de Queens of The Stone Age et des fans de Black Sabbath. Avec ce 4e album, il est temps de réviser un peu son jugement et d'étendre le jeu des références. Dead Meadow joue moins les gros bras qu'auparavant même si les riffs à la Black Sabbath sont encore bien présents (Let's jump in). Le désormais quatuor utilise l'arrivée d'un deuxième guitariste pour délayer, étirer le temps et faire d'un écheveau de guitares paradoxalement aéré, une escapade extra sensorielle : les effluves psychédéliques montent à la tête comme autant de bulles narcotiques. L'ailleurs est pour eux meilleur. Musique idéale pour remonter les fleuves Viêt-congs (Such hawks, such hounds), pour avancer dans une semi-conscience retenu au sol par une rythmique lourde. Parfois plus immédiat et dans ce cas proche de Spiritualized (at her open door), la musique de Dead Meadow se découvre toujours avec attention, avec impression. Le plaisir, énorme, est au bout de l'écoute…