For the Demented
6.8
For the Demented

Album de Annihilator (2017)

Grand consommateur de thrash Old and New school, je compte sur le bout de mes doigts, les groupes que je suis sans faute. Metallica, Megadeth, Annihilator, un peu de Testament et de Kreator. Toutefois, j'ai un profond respect pour 3 d'entre eux. Les têtes de pioche me fascinent, me correspondent, me ressemble un peu. Ca, c'est du Mustaine et du Waters tout craché. Pour Metallica, c'est une autre histoire. Il s'agit de ma base métallique, de mon premier amour, de mon groupe favori entre tous et tous genres confondus. Mais, dans le cas qui nous préoccupe ici, on ne peut nier la grande musicalité et la virtuosité du capitaine. Ça sonne propre, carré, identifiable et accroche aussi par sa diversité qui demeure cohérente et fait qu'on reconnaît instantanément la griffe personnelle. Ce qui me fascine par dessus tout par contre ?


La continuité. Jamais Annihilator n'a fléchi, jamais n'a changé son style, jamais n'a courbé l'échine. On sait qui joue. On s'attend à ça. Et on l'obtient. Toujours teintée par la même couleur, texture, ambiance. J'oserais proposer comme style musical de ce quatuor du thrash métal de maison hantée. On nous propose effectivement une musique très typée, obligatoirement un peu malsaine. Comme si un fantôme allait sortir de nulle part et nous montrer que les esprits existent. Toujours plaisant d'ailleurs de retrouver ce que l'on cherche. Cette nuance, ce mélange homogène de particularités musicales. Il y a du riff rapide, des breaks à profusion, de la substance ( ce que je veux dire, c'est que tous les recoins de la chanson sont comblés par une pluie de notes et un tabassage rigoureux...). Ainsi, on ne reste carrément pas sur sa faim à l'écoute de ...for the Demented... Déstabilisé parfois par un genre comme The Way, on demeurera satisfait de toute façon par le sens du rythme, la virtuosité des guitares, le plaisir contagieux qu'ont les membres et qu'ils transmettent à l'auditeur...


Vocalement, c'est aussi mené de main de maître. On finit par s'en balancer de qui chante pour Annihilator. À la longue, on se dit que leur marque de commerce reste intacte à chaque opus. Et ce, peu importe le vocaliste en fonction à ce moment là. Et, par dessus le marché, Waters se débrouille foutrement bien derrière le micro. Légère préférence pour Padden, je voue un profond respect à ce génie qu'est le patron du groupe. Arriver à durer dans le temps, malgré les nombreux changements de Line-up, les styles qui évoluent, se faufilent, se transgenrent, se modifient, faut sacrément le faire. Visiblement, la passion n'a pas été touchée...


Respect à un grand groupe, efficace, puissant, constant. Top 10 de l'année, Soyez-en sûr...


8.7/10

Jean-francoisBohémie
8

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Créée

le 3 nov. 2017

Critique lue 220 fois

Johnny B

Écrit par

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