Four Electronic Pieces 1959–1966 par Kamila-Alice Volsteadt
Un travail ambitieux pour l'époque. Toujours émouvant de voir les avant-garde de l'électro-acoustique. Ces parents de la noise (et au final, la japanoise, la terrible et insupportable harshnoise de Masonna n'a fait que chercher un "pire"). Bon cela étant dit ... A part ça, en dehors de l'appréciation objective. Ma moitié à moitié explosée de rire à côté de moi, elle aurait pas un peu raison ? Je le cite "Ca vaut le coup de faire une expérience, là ça sera de l'avant-garde, on bourre des psychotiques et des schizophrénes notoires d'amphétamines et on fout ça à fond, ça va être extraordinaire". La derniére partie du disque, on est partis en fou rire.
Non mais honnêtement, à part des drogués ou des personnes atteintes de pathologies mentales assez lourdes, qui peut écouter ça ? Le probléme c'est que moi oui. J'aime écouter les dissonnances, ces variations, comme un chemin douloureux qui se tracerait dans mon cerveau. Je ne réussis pas à trouver ça inintéressant. Ca me parle. Sûrement que cela parle à l'autiste qui aime écouter le doux son d'un ventilateur pendant des heures.