The Worst Album of My Career!
Lorsque l’on sait que pour les notes de pochette de la réédition de cet album, Costello écrivit : "Congratulations ! You just bought the worst album of my career !", on a du mal à défendre la place de « Goodbye, Cruel World » ici. Pourtant, chaque fois que je le réécoute, malgré la clinquant de la production, les claviers démodés omniprésents, et une poignée de chansons « soul » terriblement légères, le charme opère : ce disque est comme un plaisir fragile (celui d’un bain moussant de mélodies chatoyantes et de mots brillants), constamment menacé par cette sorte d’ambiance neurasthénique, pré-cataclysmique, qui teinte chaque instant d’un sentiment de fragilité poignant.