Comment faire suivre un excellent disque comme Microcastle sans se morfler et tomber dans quelque chose de facile sans grosse prise de risque ? La réponse : faire quelque chose de plus direct, quitte a tomber dans des racines pop que Deerhunter a toujours d'une quelque manière embrasser auparavant dans leur carrière.
Ce Halcyon Digest fut mon point d'entrée (comme beaucoup j'imagine) dans l'univers de Bradford Cox et je ne regrette pas du tout d'avoir pris le risque de cliquer sur la pochette aussi bizarre qu'est celle de cet album ! Dès le premier morceau, le ton est donné : nous sommes en plein voyage onirique, les mélodies semblent rêvées et le son plus atmosphérique que jamais renforce cet impression. Et dès l'excellente intro qu'est ce Earthquake, nous voila parti pour un voyage au frontière du rock indé, de la dreampop voir par moment presque a de la noise pop.
Ainsi si Dont Cry, Revival ou Coronado sont des morceaux très rock avec une pointe de ces genres cités plus haut (la douce mélodie de Revival, le son lofi de la guitare dans Dont Cry), on retrouve des morceaux plus légers pour aller chercher une ambiance mélancolique (Sailing, He Would Have Laughed) ou même sombre (Helicopter et ses paroles qui parlent de l'histoire vraie de Dima, un russe victime de traffic humain).
Le disque a clairement proposé un certain standard de pop psyché (comme l'a aussi fait MGMT la même année) pour la décennie et pourtant malgré tous les bons groupes et albums qui ont suivis cette direction cette décennie, je retourne souvent écouter ce Halycon Digest, tellement il écope d'une grande personnalité et d'un son propre a lui).