Architects fout tellement de rage, tellement d’émotions, dans chacun de ses albums, qu’il m’est difficile de les écouter très longtemps, bien que leur zik me mette en transe. Trop d’intensité, de larmes au goût de sang, que ça en deviendrait limite indigeste par la richesse du menu.
Ce 8ème album des vegans originaires de Brighton ne déroge pas à la règle : « Holy Hell » enchaine les morceaux où la violence musicale le côtoie à un dramatique spleen. Beaucoup de très bons morceaux sur ce skeud ! On se prend d’affilée dans la poire et sans préavis « Hereafter », « Mortal after all » et « Holy hell ». Suivent les un peu moins bons à mon sens, « Damnation », « Royal beggars » et « Modern misery », plus mélodiques, lents et torturés. Puis « Dying to heal », « The seventh circle » et « Doomsday » arrivent pour refoutre des bonnes grosses baffes dans la gueule.
L’album se termine par le dispensable « A wasted hymn », osef, on a déjà 7/8 grosses bombes sur cet opus pour se fracasser la tête avec ce vague à l’âme qui te fait gueuler que tu n’as plus grand-chose à perdre, qu’une cicatrice de plus ou de moins, au fond, c’est pas si grave.