Sont bien sympathiques ces The Fresh and Onlys ! un trio qui résume bien en un seul disque certaines tendances de l'indie rock.


Le groupe de Tim Cohen (songwriter et chanteur de The Fresh and Onlys) a le grand avantage de ne pas rester longtemps inactif : House of Spirits est le 5e album depuis 2008. Et en plus, l'Américain a mis en place un projet solo sous le nom de Magic Trick. De quoi de contenter souvent son auditorat. Et celui-là a de quoi l'être ! Les dix titres qui composent le disque remplissent pleinement leurs objectifs. Chaque fois le même mais chacun à sa façon : De bons titres indie rock, bien écrits, arrangés avec goût. Et, chaque fois, la nuance qui permet de le différencier des autres et, le petit truc en plus qui permet à The Fresh and Onlys de ne pas tomber dans le convenu ou l'archi-rabaché. Tim Cohen, c'est un peu le Grant Mc Lennan d'aujourd'hui, avec des aptitudes naturelles pour la mélodie (I'm awake ou Candy, aux accents Fleetwood Mac-ien) The Fresh and Onlys a des allures de Go Betweens.


Go-Betweens, le nom leur irait d'ailleurs bien Les Américains ont cette particularité d'insuffler dans leur musique la subtile influence de plusieurs genres musicaux . Et de se retrouver ainsi entre plusieurs styles. Sans cela, le groupe serait"américana" là il devient"indie rock"? si vous voyez la nuance, sur des chemins moins balisés. On retrouvera donc un vrai titre de folk pastoral mais tenu sur toute sa longueur sur un tapis électrique digne de My Bloody Valentine (bells of Paonia). D'une voix gospel sereine et habitée, Cohen lévite au-dessus d'un précipice d'ondes hostiles. Et puis, il y a des claviers new wave, donnant une touche par exemple Always the sun à Madness. Mais - et c'est sur ses détails que se jugent The Fresh and Onlys - sur ce même morceau, la guitare part en vrille, dans un moment qualifié par son auteur lui-même d'Einstürzende Neuabauten. La basse n'est pas en reste quand il s'agit de sonner new wave (Who let the devil), ni la voix devenant à s'y méprendre celle de Robert Smith sur Animal of One (ont on appréciera le solo de guitare vintage irradiant le morceau dans une électricité expiatoire). The Fresh and Onlys a le talent tranquille mais certain.

denizor
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le 25 sept. 2015

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