Hunky dory, quatrième album de David Bowie, sort chez RCA en 1971.
Produit par Ken Scott, Hunky Dory est l'un des tous meilleurs albums de l'artiste.
L'album est marqué par le cinéma, l'occultisme et la référence à certaines icônes américaines comme Bob Dylan, Lou Reed et Andy Warhol.
Après The man who sold the world, l'album le plus métal de Bowie, l'artiste britannique change de nouveau de registre musical et franchit un nouveau pallier tout en conservant les mêmes influences intellectuelles qu'il a parfaitement assimilées.
Hunky dory compte 11 titres précieux, poétiques et ambigus, dont nombre deviendront des standards: Changes célèbre la constante ré invention artistique, Oh you pretty things évoque le remplacement de l'homme moderne par l'Homo superior Nietzschéen, Life on Mars nous rappelle que Bowie est toujours autant attiré par les étoiles, Quicksand, magnifiquement désespérée, revient sur le Golden dawn d'Aleister Crawley , The Bewlay Brothers évoque la relation de Bowie avec son demi frère Terry tandis que la provocante Queen bitch aurait pu être chantée par Lou Reed sur Transformer (...).
Musicalement, les compositions reposent sur des arrangements talentueux dans lesquels le piano occupe une place majeure. Bowie chante divinement bien, notamment dans les aigus.
Hunky Dory marque un saut qualitatif dans la carrière de Bowie. A défaut d'un réel succès commercial, cet album demeure a posteriori comme un de ses plus brillants, recyclant encore plus élégamment certaines des thématiques développées dans The man who sold the world et Space oddity. Le single Life on Mars sera numéro 3 dans les charts anglais mais l'album ne sera pas un succès. Comment, à l'époque, a t-on pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre?
A posteriori, Hunky Dory est aujourd'hui reconnu comme un album majeur de l'histoire du rock selon les différents classements (Q, Time magazine, VH1, Rolling Stones...).
Hunky Dory audio
Oh you Pretty things video
Queen bitch video
I'm not a prophet or a stone age man, Just a mortal with potential of a superman
I'm living on, I'm tethered to the logic of homo sapien
Can't take my eyes from the great salvation of bullshit faith
If I don't explain what you ought to know, You can tell me all about it on the next Bardo
I'm sinking in the quicksand of my thought, and I ain't got the power anymore Don't believe in yourself, Don't deceive with belief
Knowledge comes with death's release Ah ah ah ah, ah ah ah ah
Don't believe in yourself Don't deceive with belief Knowledge comes with death's release Ah ah ah ah, ah ah ah ah....
Ma note: 9/10