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le 8 août 2018
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En 1988 Leonard Cohen n'est plus qu'un nom du passé respecté mais qui n'intéresse plus grand monde.Ses derniers albums sont tous passés inaperçus(même "Various Positions" avec l'ultra célèbre...
Il y a une indulgence un peu incompréhensible à l'égard des albums des années 80 de Cohen, qui, on peut le dire, frôlent quand même la ringardise d'un point de vue instrumental. Quand on pense que Music For The Masses de Depeche Mode sortait un an plus tôt tout est dit.
Contrairement au groupe Anglais, Cohen n'a jamais été un visionnaire musicalement parlant, et si ses trois premiers albums étaient et restent encore aussi beaux plus de cinquante après leur sortie, c'est avant tout parce qu'ils sont dépouillés de tout artifice de production et/ou arrangement. Ce dont déborde ce I'm Your Man, très ancré dans son époque, mais surtout dans ce qu'elle a produit de pire. On a donc le droit au saxophone sirupeux, à ce groove rigide et déshumanisé... Heureusement que les compositions, elles, gardent le cap, à l'image des cinq premières chansons.
Curieusement, Cohen retrouvera le mojo une dizaine d'années plus tard avec Ten New Songs, qui assumait totalement la désuétude de son instrumentation, complètement à rebours de son époque bercée par le rock des Strokes ou l'électro futuriste du label Warp.
Créée
le 23 nov. 2024
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