Nous sommes actuellement en 2019, c'est-à-dire 24 ans après Orchid, le premier bijou qu'Opeth nous a sorti. Le groupe a connu bien des changements depuis, et ça, toute personne qui lit cette critique le sait (je suppose) : entre les changements de line-up et les gros changements de styles, une chose est sûre : on ne s'est pas ennuyé en suivant l'actualité du groupe depuis dix ans.
Depuis 2010, ces très chers suédois nous ont sorti trois albums : Heritage, Pale Comunion et Sorceress. Chacun d'entre eux étaient intéresants, mais...Il manquait à chaque fois un petit quelque chose pour que je considère à nouveau le groupe comme étant le meilleur du monde. Et ce petit quelque chose, ça y est, il a été enfin ajouté à leur nouvelle sortie, In Cauda Venenum !
Enfin ! Enfin ! Enfin Opeth réussit à sortir un album mêlant à merveille son style et la pâte rock prog 70's ! Déjà, Sorceress était vraiment bon, avec un certain nombre de titres excellents, mais il y avait quand même un certain passage à vide, un enchaînement de titres qui clairement m'avaient ennuyé.
Mais là, l'équilibre est parfait. On a des titres rentre-dedans (Dignity, Heart In Hand), des titres originaux, voire surprenants (Next Of Kin, The Garroter...) et des morceux plus posés (Universal Truth est le meilleur exemple). Le groupe ose, dans le sens où son style évolue sans cesse, sans écouter les fans des débuts qui se lamentent sur l'absence de growl, tout en expérimentant dans des terrains qu'il n'avait jamais exploré auparavant.
Ce que j'aime aussi, dans cet album, c'est l'ambiance. On est plus ou moins de retour dans une atmosphère sombre et inquiétante, comme si on avait en face de nous une version plus soft de Watershed. En plus l'album est vraiment prenant. Genre vraiment. Personnellement je ne m'y attendais vraiment pas : malgré les différents messages qu'avait communiqué Mikael Åkerfeldt lors des interviews, disant que l'album serait plus sombre et violent que les précédents, je m'était fait à l'idée que In Cauda Venenum serait plutôt planant, un peu psyché, même. Ça me semblait être une possibilité, vu les différentes inspirations qu'on sentait dans Sorceress.
Je l'ai dit plus haut, il ne manquait que cet album pour que je considère Opeth comme étant mon groupe préféré. Alors, Merci.
Merci Mikael, et à tous les autres, Martín Méndez, Fredrik Åkesson, Joakim Svalberg et Martin Axenrot, car grâce à vous, j'ai toujours foi en la musique et en la créativité.
Amen.