Opeth est de retour avec son 4ème album de l'ère prog rock entamée avec Heritage (13ème effort en tout).
Et mes aïeux, quel album.
On est loin de l'album concept, ici les pistes s'enchainent sans grand rapport entre elles thématiquement mais aussi musicalement. Les deux morceaux vendus comme les singles, placés en début d'album, sont ceux que j'aime le moins car ils se rapprochent un peu trop de Sorceress et ne proposent rien de nouveau. Pour moi l'album débute vraiment à partir de Next of Kin. C'est à partir de là qu'Opeth propose des ambiances tellement plus poussées que d'habitude, des arrangements de corde bien chiadés, des synthés et orchestrations toujours plus fous...
Chaque morceau a son identité, son ambiance théâtrale propre qui me file souvent la chair de poule. Ainsi le fourbe « Charlatan » laisse place à l'agréable et bucolique « Universal Truth », pour ensuite partir dans un jazz sombre et macabre avec « The Garroter »...
L'album est sorti en 2 versions chantées en suédois ou en anglais, au choix de chacun (j'ai acheté le vinyle version anglaise pour pouvoir comprendre les paroles pendant les sessions d'écoute, mais la version initiale suédoise est presque plus intéressante car Mikael a l'air encore plus habité quand il chante). Et le chant n'a jamais été aussi bon, Mikael sert ses morceaux à ravir avec sa voix qui va parfois chercher des aigus encore jamais entendus dans Opeth.
Bref, cet album est l'aboutissement ultime de la version moderne du groupe. C'est un Opeth plein de surprises, toujours plus complexe, mais qui sait aussi garder une part de classicisme dans ses compos...