Mamamamamano Negra !!!!!!!
https://www.youtube.com/watch?v=9TC_-45X-i0
S'il y a bien un groupe à voir et écouter en live, c'était bien la Mano Negra (qu'est-ce que je regrette d'être né qu'un an avant leur séparation...) ! Bouillant, festif, irrésistible, génial... les superlatifs ne manquent pas pour décrire ce qu'ils représentent. La bande à Manu Chao s'approprie ses propres chansons, les modifient, c'est plus rapide, violent, énergétique et fou et certaines surpassent même leur version studio.
"In the Hell of Patchinko" a été enregistré au Japon, dans l'enfer de la salle de Patchinko et que dire de cette prestation ? Vient un moment où les mots manquent, on ne sait plus vraiment quoi dire devant tant de qualité. Aucune fausse note n'est à détecter, tant sur le choix des chansons que sur la prestation, que ce soit global ou individuel. Sans jamais perdre sa voix, Manu Chao est déchainé et harangue comme il faut, quand les autres musiciens le suivent de la plus belle des manières, que ce soit le génial Santiago à la batterie, Phil en forme aux percussions, Antoine Chao et Pierre aux cuivres, Joseph Dahan à la basse, Thomas Darnal au clavier ou Daniel James à la guitare. Ils sont déchainés, jouent superbement ensemble et chacun apporte sa pierre à l'édifice.
S'ouvrant sur le fameux "Mano Negra" qu'ils reprendront quatre fois, ils continuent avec Magic Dice qui fait totalement oublier sa version studio où l'envie de bouger au son de cette merveille bouillante devient irrésistible. Le rythme ne faiblit jamais et le groupe enchaîne en puisant dans ses trois premiers albums (Patchanka, Puta's Fever et King of Bongo) ainsi que trois reprises (Chuck Berry, Clash & une traditionnelle).
L'intensité est régulièrement au rendez-vous et les chansons se suivent sans fausses notes en passant par des moments d'anthologies telles les inoubliables "Sidi H' Bibi", "Indios de Barcelona" ou "King Kong Five", un cocktail de riffs ravageurs comprenant entre autre un violent "Killing Rats", "Rock Island Line" et "Mad Man's Dead" ou encore les (très) entraînants "Patchuko Hop" et "Mala Vida", sans oublier les rythmes latino, les effets de guitares, l'apport tant important des cuivres et des percussions et bien évidemment la bonne humeur transmissible du groupe. Des morceaux parfois méconnaissables tant la Mano semble totalement transformée et habitée sur scène. Énergie, chaleur et intensité sont à leurs combles.
Surement l'un des tous meilleurs albums live que j'ai eus entre les mains, il ne s'écoute pas il se vit, dès les premières secondes la bande à Manu Chao nous entraîne dans l'enfer de Patchinko pour un long et inoubliable concert aussi intense qu'énergétique. Quelle claque... une tuerie !