3
90 critiques
Optionnel
Je suis assez soulagé après avoir ecouté l’album : je ne suis plus un fan .Ça a duré presque trente ans, cette capsule temporelle, ce charme psychedelique de synthétiseurs désaccordés, de samples de...
le 1 juin 2026
Après 13 ans d’absence, Boards of Canada revient. Bon, je ne les connaissais pas, donc, pour moi c'est comme s'ils arrivaient. Inferno arrive avec un petit événement en bonus : l’un des morceaux, The Word Becomes Flesh, s’est retrouvé dans le générique du film Backrooms, signe que leur univers sonore collerait parfaitement à une culture du bizarre et du dérangeant. Avant cet album, le duo parlait surtout de mémoire, de nostalgie abîmée, de l’enfance comme terrain instable.
Musicalement, ils restent fidèles à leurs outils : vieux synthés, textures analogiques, sons qui semblent venir d’un autre siècle. Cette matière crée une ambiance hauntology (oui je fais le malin avec ce terme que je viens de découvrir) très nette, où tout paraît familier mais légèrement déformé. Rien n’est frontal, ça flotte. On a l’impression d’écouter un album coincé entre deux époques.
Les voix, les sermons, les fragments religieux ne cherchent pas à raconter une histoire. Ils prolongent simplement l’atmosphère. Les thèmes : spiritualité, apocalypse, cosmologie. Thèmes qui s’alignent sur la musique sans prendre le dessus, ce n'est pas le propos. Ce sont des éléments de décor, des signaux, des traces. Ca permet de mieux ressentir.
Boards of Canada ne cherchent pas à convaincre qui que ce soit. Ils n’adhèrent pas littéralement aux messages qu’ils manipulent. Leur objectif reste le même qu’avant : créer une ambiance, un climat mental, une zone un peu trouble. Le religieux, l’apocalyptique, le mystique sont des outils, pas des convictions.
Inferno est clairement l’un des meilleurs albums de 2026 jusqu’ici. Un disque à écouter tard dans la nuit, quand la journée retombe, quand la fin de soirée demande un sas de décompression, ou dans ces insomnies où l’on cherche quelque chose de calme mais pas vide. Un album qui accompagne, qui enveloppe, qui laisse une trace.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs albums de 2026
Créée
hier
Écrit par
3
90 critiques
Je suis assez soulagé après avoir ecouté l’album : je ne suis plus un fan .Ça a duré presque trente ans, cette capsule temporelle, ce charme psychedelique de synthétiseurs désaccordés, de samples de...
le 1 juin 2026
7
17 critiques
Creepy as fuck, ce nouveau Boards of Canada (qui fait peur dans le noir). Plus déstabilisant que planant, plus proche de Coil que de Music Has The Right To Children. De l'uneasy listening qui donne...
le 29 mai 2026
2
2 critiques
Il faut quand même arrêter le délire...Ce disque est un pudding indigeste, voire prétentieux.Aucune inventivité, aucun renouvellement, c'est plat, les titres sont d'une lourdeur à faire passer le...
le 31 mai 2026
8
684 critiques
Chez moi (et pourtant on est un peu), je suis le seul à éprouver de l'intérêt pour la musique de film. Il devient alors difficile pour moi d'écouter des podcasts de 3 heures sur de la musique un peu...
le 17 août 2021
8
684 critiques
Parce que l'essentiel c'est les 3 points. Pourquoi écouter cet album : 1/ C'est album majeur des années 90, à la fois précurseur, expérimentateur, mais aussi, dans une certaine limite, grand public...
le 15 juil. 2021
10
684 critiques
Les paroles, le temps long, la guitare douce, la réponse du piano. Une épopée. Mark Knopfler est un époustouflant compositeur de titres épiques (Brothers in arms, Going home, Private...
le 5 févr. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème