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Dead end suite
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Les Backrooms sont nés d’une image postée sur internet, devenue un mythe moderne. Kane Pixels en est à l'origine : couloirs jaunes, néons bourdonnants, malaise diffus. Je suis allé voir le film avec ma fille, qui connaissait déjà tout le LORE. Moi, non. Et c’est finalement également une bonne manière d’entrer dans ce monde.
On peut regarder le film sans bagage, à condition d’accepter son étrangeté. Le found footage façon Blair Witch, l’arrivée inexplicable dans un espace à la Cube, la distorsion de la réalité qui évoque Annihilation : le film mélange ces références sans les copier. Il installe un malaise constant, une impression de glissement hors du réel.
Il faut rester attentif : le récit avance et recule, entre le héros chez son psy, sa pub pour un magasin de meubles et sa dérive dans les Backrooms. Les allers-retours passé / présent sont nombreux.
Et l’apparition inattendue de la psy dans la seconde partie ajoute une couche de trouble supplémentaire.
Pour un spectateur béotien, le plaisir vient de l’étrangeté pure : ces bureaux jaunes pisseux, ces entités à peine visibles, cette logique qui échappe. Le film ne donne pas toutes les explications, et c’est tant mieux. On peut y lire la déshumanisation des espaces de travail, l’angoisse des lieux sans âme, la perte de repères. Rien de réjouissant, mais une fascination morbide qui fonctionne.
Au final, Backrooms est un film un peu dingo, frustrant et captivant. Il ouvre plus de portes qu’il n’en ferme, mais c’est précisément ce qui donne envie d’une suite : on veut comprendre, explorer, revenir dans ces couloirs qui semblent ne jamais finir.
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