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C'est un bon album, bien produit, mais… pour moi, il n'égalera jamais le génie créatif de Geogaddi ou de Music Has the Right to Children.
Tout simplement parce qu'Inferno se veut plus classique dans sa structure : une électro froide, plate et sans texture !! À part quelques titres où l'on reconnaît immédiatement leur signature sonore, on est ici sur des batteries, des rythmes et des sonorités beaucoup plus classiques dans leur narration !!
Ce qui, paradoxalement, fait d'Inferno l'album le plus accessible de Boards of Canada. On est moins dans l'expérimentation et davantage dans la recherche d'un son structuré, quitte à perdre un peu la formule qui faisait de Boards of Canada un groupe aussi unique.
Parce que BOC, c'était :
Des beats hip-hop/trip-hop qui donnent un groove parfois presque hypnotique.
Des samples poussiéreux et déformés, comme des souvenirs provenant d'une cassette oubliée.
Des mélodies enfantines, qui devraient être rassurantes mais deviennent progressivement malsaines.
Des structures et répétitions obsessionnelles, avec toute cette dimension cryptique.
Et surtout, cette ambiguïté permanente entre beauté et malaise.
Qu'en reste-t-il maintenant ? Bah… juste une belle pochette !!
Beaucoup de gens trouvent l'album plus sombre. Honnêtement, je ne trouve pas. Oui, il y a quelques sonorités sombres, mais là encore, on est loin du côté véritablement dérangeant de Geogaddi.
Après, je ne dis pas que c'est un mauvais album, loin de là. Il est bien produit et possède de très bons morceaux, mais pour moi, on est loin de l'alchimie sonore des débuts.
La tragédie dans tout ça, c'est que BOC est maintenant devenu juste un groupe comme les autres !
Créée
le 23 août 2026
Critique lue 4 fois
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