Album hargneux comparativement au reste de la discographie, Invitez les vautours parle de lui même avec son titre. Rempli de rage et de souffrante mélancolie, il s'avère plus agressif dans l'âme, plus direct dans ses propos, plus vengeur envers la machine ( maison de disque et tout le tralala...).


Des pistes colériques pour les unes ( marche ou crève) et profondément triste pour les autres ( Loadé comme un gun, D'l'amour j'en veux pu...), On ressent une rage différente, un détachement franc entre ce disque et le précédent. Ce dernier étant beaucoup plus radio friendly que l'album dont il est question ici. Visiblement Éric Lapointe voulait trancher entre ce qu'il était et ce qu'il est devenu. Il prend la parole et nous balance en plein front son rock carrément hard par instants. On voit qu'il est en @#€_&-+ et qu'il crache à la gueule de ceux qui l'ont floué.


Riffs pesants, lourds, ambiance sombre, il n'empêche que certains titres se démarquent parce que très poétique et mélodique. Pour ne pas dire mélodramatique. Il s'agit, je crois, d'une complainte travestie en Rock pur et dur. La pochette parle d'ailleurs d'elle même. Bref, un coup de pied au cul à l'industrie et aux requins qui se vautrent dans le succès des autres sans réels scrupules​. Un bon album qui fait sortir le méchant mais qui toutefois ne s'élève pas tout à fait au rang de son frère À l'ombre de l'ange. Pour la simple raison qu'il n'est pas, pour ma part, aussi mature et bien ficelé.


7.5/10 Bon divertissement tout de même...

Jean-francoisBohémie
7

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Créée

le 13 mars 2017

Critique lue 87 fois

Johnny B

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