Au départ, une drôle d'idée, d'ailleurs partagée avec les rockers progressistes de Mercury Rev : construire toute une œuvre (une vie ?) en reproduisant à l'infini "After the Goldrush" de Neil Young ! Et sur cet album bouleversant, parfois comme asphyxié par les hauteurs où il plane, Sparklehorse prouve que cette obsession n'a rien de ridicule. "It's a Wonderful Life" est le genre de musique qui stoppe la course du monde autour d'elle, qui absorbe l'attention jusqu'à l'hébétude : écouter Sparklehorse, c'est se laisser traverser par des fantômes, c'est une décharge de rafales ténues et insaisissables de sensations perdues, que l'on savait pourtant inoubliables. [Critique écrite en 2001]