Dans ce nouvel opus, Sufjan Stevens revient un peu plus de 8 ans plus tard sur les traces de son premier album à succès « Carrie & Lowell » l'ayant fait connaître du grand public, tout aussi magnifique que je vous suggère d'écouter avant même d'écouter « Javelin ».
Après plusieurs projets et collaborations l'ayant poussé hors de sa zone de confort et après un très court mais non moins notable retour aux sources avec deux de ses chansons figurant sur la bande originale du film « Call Me By Your Name », Javelin marque une suite musicale logique et très fidèle à son grand frère sorti en 2015.
On retrouve ce que l'on a dans « Carrie & Lowell » : guitare douce (banjo ?), voix douce très claire, cette fameuse reverb sur la guitare électrique qu'on laisse encombrer avec immense plaisir nos tympans et enfin les chœurs, mais cette fois beaucoup plus marqués et présents au point d’en donner des frissons de bonheur d’être enfin de retour dans son monde. Mais la nouveauté de cet album se distingue surtout par l'ajout de percussions rythmées aux textures légères donnant à elles seules non seulement un renouveau à consonances magiques, mais aussi et avant tout le cloisonnement d'un univers propre à Stevens dont lui seul connaît les moindres recoins.
C'est un album magnifique qui bouscule la perfection. Si je devais pinailler un petit peu, je dirais qu'il lui manque une très légère touche d'audace et que je trouve ça un peu dommage qu'après « Javelin (To Have and to Hold) » je l’ai un peu senti coupé dans son élan, on revient vraiment à l'acoustique pure qui a fait de Stevens son succès. Mais je vous assure que pour faire partie de celles et ceux qui attendait un « Carrie & Lowell 2 », je suis vraiment, vraiment bien plus que servi.
L'attente valait très largement le coup, vous ne serez pas déçu(e)s.