Dans le thrash metal, les pionniers sont surtout américains, les darons du genre sont Metallica évidemment mais aussi mes chouchous Slayer, Megadeth et Anthrax ( même si j'aurais préféré Testament qui casse toujours des culs aujourd'hui ) et ces quatre gros noms du pays des maniaques de la gâchettes sont largement concurrencés par leurs homologues allemands, réputés pour être encore plus violents niveaux sons : Kreator, Sodom, Tankard et Destruction, tous ont 40 ans passé à exister et même si la plupart de leurs membres sont quasiment sur les 60 balais, ils demeurent toujours en grande forme et en ce début d'année 2026, je vais me penché sur le 16ème album de l'équivalent allemand de Metallica : Kreator ( mon préféré des 4 groupes ), le dénommé Krushers of the world.
4 ans après Hate über alles, c'est un retour que beaucoup espérait, à l'heure ont certains monuments du thrash des années 80 réfléchissent doucement à leurs retraites, le groupe de Essen continue son parcours déjà très bien remplie et que dire de ce nouvel album ? c'est correct mais peut-être plus gentillet que le précédent.
Bien qu'étant ultra fan de thrash, j'admets que son point faible est sa difficulté à se renouveler en terme de compositions et c'est ce que Kreator s'efforce de faire depuis plusieurs années déjà avec des albums dans lequel ils cherchaient à ne pas passer pour trop ringards, ce fût le cas dans les années 90 avec Renewal ( 1992 ) et Endorama ( 1999 ), dans lequel il essayais d'ajouter des partitions plus mélodieuse voir gothique à leurs sons, ce qui sonnait plutôt bien et dans les années 2000 jusqu'à maintenant, ils se sont remotivés pour revenir à du thrash bien furieux tout en continuant vite-fait d'expérimenté avec des sons plus " accessible " et le public à plutôt accroché même si il y a parfois de la répétition.
Dans Krushers of the world, c'est la même formule, ils ont fait en sorte à rendre leur son " accessible " en voulant préservé la puissante de leur musique d'origine mais il demeure un léger problème : c'est quasiment la même musicalité que sur Hate über alles : à trop vouloir plaire à tout le monde, il y a à boire et à manger.
Pour commencer, en termes de pochette, on va vu bien plus classe chez Kreator : Phantom antichrist ( 2012 ), Gods of violence ( 2017 ) et forcément Pleasure to kill ( 1984 ), cette fois-ci, c'est bordélique, il n'y a pas d'autre mot, ça part dans tous les sens, beaucoup trop de détails, on sait pas où regardé, le vinyle rouge et la pochette avec les paroles à plus de gueule selon moi.
Heureusement, le groupe se rattrape avec pas mal de choix dans les morceaux : " Seven Serpents " et le son heavy/thrash est très efficace, par contre, le clip à moitié en IA est assez moche, avec des riffs rentrant facilement en tête mais avec un refrain mollasson, " Blood of our blood " est tout aussi excellent, une bonne gifle avec élan digne d'un thrash traditionnel, la chanson-titre est tout aussi entraînante avec un son qui sonne comme un hymne à l'aventure en terrain hostile, " Deathscream ", entrainant, violent, décapant, quels termes employé tant ce titre est excellent ?! et " Barbarians ", qui nous fait replongé dans l'univers de Conan et donne envie d'éclater du monstre en siblard et avec 100 kilos de muscles.
Mais le reste est assez banal, " Satanic Anarchy ", " Tränenpalast ", hommage à Suspiria de Diaro Argento, " Combatants ", ces titres sont selon moi vu et revu malgré quelques idées intéressantes, notamment avec l'usage du clavier.
Krushers of the world, c'est loin d'être mauvais mais, à mon sens, ça claque moins fort que Hate über alles mais il arrive à se défendre avec cette énergie qu'à préserver le groupe depuis plus de 40 ans en osant expérimenter divers compositions et ça, on ne peut que le souligner.