Les deux tiers du processus avortés
7 ans après le premier album de cette trilogie à visage d'humain dépressif, le Klub des Loosers sort le second album. Adieu plaintes issues d'une adolescence frustrée, bonjour adulte haïssant l'amour et refusant la paternalité. Tel est le thème de l'album, qui est pour moi, en plus d'une évolution, un angle bien supérieur au précédent, en effet, le coté exagéré du premier volet a disparu, laissant place a une certaine maturité supplémentaire, n'allez cependant pas croire que Vive la Vie était un album raté, loin de là, il respirait déjà une sagesse ancestrale, mais il y a là un chemin d'accès moins énervé, d'avantage proche d'une habitude, l'habitude d'être las.
Chercher à défendre le style du Klub n'a pour moi guère d'intérêt, bien connu et réputé, nous connaissons tous son flow et la violence froide de ses textes, sa tranquillité dépressive, je dirai donc juste qu'il doit s'agir du meilleur album que j'ai acheté de toute l'année 2012 pour l'instant.
J'attends déjà avec impatience le troisième volet.