On avait découvert sur le tard Velma, auteur d'un single en forme de boucle torturé No risk to be taken sur les excellents Lykill records. Un titre qui nous donnait envie de se replonger dans les 3 albums précédents et nous faisait attendre frileusement le prochain album. C'est chose faîte avec ce La Pointe Farinet 2949m ; un drôle de nom qui nous rappelle que Velma est un groupe suisse. Les Helvètes, donc, sont fortiches pour créer des ambiances poisseuses, une musique visqueuse qui, entre machines et guitares, s'immisce dans chaque circonvolution de votre cerveau avec une froide détermination. Sans jamais hausser le ton et faire une musique violente (Private perfection s'arrête juste avant). A croire que le groupe est formé de dangereux psychopathes qui ne sont pas encore passés à l'acte ! Une même propension à faire une musique trouble, lancinante à l'horreur latente, comme chez Tricky ou Massive Attack de la grande époque (c'est-à-dire Mezzanine). Mais chez Velma, les traces d'un rock plus indé sont bel et bien là. Growing confusion ne ressemble-t-il pas à un vieux (et bon) titre de Pale Saints et certaines ambiances de guitare pourront évoquer les ambiances cotonneuses de Piano Magic. Et puis il y a Metropolis reprise de...Motorhead (un titre ambiant à la mélodie à peine effleurée mais qui sur la longueur, se révèle glacial et obsédant). Velma, maître du contrepied, assurément et run, en toute fin de voyage, renoncera à l'électronique et même à l'électrique. Une petite bossa, pour nous dire au revoir et essayer de ménager On regrettera au passage le mauvais accent anglais (à rendre celui de Stephan Eicher identique à celui d'un professeur à Oxford) pour reconnaître que Velma atteint des sommets avec son 2949 m.

denizor
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le 12 janv. 2017

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