Après avoir parlé de naissance, de l'enfance/adolescence, Indochine termine d'aborder ce que j'appelle "leur trilogie de la vie". La république des meteors parle des guerres (mondiales surtout), du deuil et du pardon.
L'ouverture donne le ton : des alarmes, des discours de gens dont on ne donnera pas le nom puis du vacarme comme pour qu'on imagine le chaos après un raid aérien. Tradition commencée avec l'album précédent, l'ouverture nous met tout de suite dans l'ambiance. Puis arrive go Rimbaud go, junior song et little dolls (le premier single) et je continue l'écoute. L'album fini, un bonus track avec une mélodie simple au piano nous offre un dernier moment dans cet album.
Que dire ? Je suis très partagé, l'album est bon mais pas mal de titres ne m'ont pas tant marqué que ça. Pourtant il y en a qui sont d'une efficacité redoutable, j'avais parlé de little dolls qui a un sens très dur, un ange à ma table aussi, mais la palme d'or revient à la lettre de métal. Titre déchirant, inspiré par de vraies lettres de poilus de la première guerre mondiale. On y ressent énormément de choses : un adieu, le souhait que la future génération n'ait pas à se battre et surtout la mort qui peut frapper n'importe quand. On notes quelques curiosités assez sympa comme les aubes sont mortes et bye bye Valentine. L'album se termine par le dernier jour, qui sonne comme un hymne d'armistice.
C'est un album qui peut être aujourd'hui avec le recul et le contexte actuel aura une autre résonnance, qui sait. "Mon enfant, une dernière fois la guerre n'est pas faite pour toi"