8
le 22 juin 2018
SuivrePerséverez
"L'Imprudence", c'est comme une montagne majestueuse. Tu es montagnard, globe-trotteur des chansons françaises exigeantes, et tu sillonnes les zig-zag qui tracent ton chemin. Et tout à coup, un peu...
C'est marrant, quand même. J'ai jamais écouté aucun disque de Bashung en entier.
Moi qui me suis flinguée les oreilles sur des dizaines de milliers d'albums en tout genre, rongé les plantes de pieds un trillion de fois à force de danser, moi qui ai même enveloppé mes mains dans celles (d'une douceur incomparable !) de Lana Del Rey, j'ai pas été foutue d'arriver au bout d'un seul de ses skeuds...
étourderie, paresse ou encore......... bêtise ?
J'ai les idées qui remontent de travers à force d'y réfléchir. Chais vraiment pas quoi te dire.
Et si je mourais ce soir ?
L'enfant terrible a des fourmis dans les chevilles et les oreilles en sang.
"Tu peux te réchauffer les pâtes au beurre, tu sais."
J'hallucine.
Les pâtes au beurre ? ça fait plus d'une semaine qu'elles traînent dehors. J'ai risqué un coup d’œil par-dessus le trou béant de la casserole avant de froncer le nez en m'éloignant.
ça grouille de moisissures.
de l'aube au crépuscule, Madame compose et se décompose, se jouant de la lumière.
Je crois qu'en fait j'avais simplement peur d'être déçue.
J'ai toujours préféré les rêves à l'imprudence désagréable du réel.
Mais mazette c'te pochette.. J'ai été attirée comme un moustique par les ampoules de la mort, en pleine nuit.
Sa pose, le souffle de la lumière, ses fringues, tout déchire. Je suis même certaine d'un truc assez toqué : il sent bon.
Je me suis donc assise à ses côtés, au piano. Droit comme un I, il me calcule même pas. Ses grands doigts tourbillonnent et pétrissent les touches de nacre; si je pouvais, j'arracherais au Temps toute sa domination, j'extirperai ma chair de son emprise, comme à l'époque où la douleur n'existait pas, où rien n'avait d'importance mis à part Nous.
Je bouffe plus rien depuis des jours, à la poursuite (une fois encore ! ) du monde d'Avant.
Petit voyage dans le temps gratos, ça rigole fort, peut-être qu'on est un peu bourrés.
Il était censé m'étourdir, sans triche, sans élixir.
Alors je prends mes jambes à mon cou.
Créée
le 31 mai 2023
Critique lue 247 fois
8
le 22 juin 2018
Suivre"L'Imprudence", c'est comme une montagne majestueuse. Tu es montagnard, globe-trotteur des chansons françaises exigeantes, et tu sillonnes les zig-zag qui tracent ton chemin. Et tout à coup, un peu...
10
le 16 mai 2014
SuivreLes meilleurs disques sont parfois ceux qui vous font réfléchir. Quand je pense à L’imprudence de Bashung, sorti il y a plus de dix ans maintenant, j’en reviens toujours à me faire la même réflexion...
10
le 6 janv. 2014
SuivreEncore un album magique et sombre. Violent et doux à la fois. Un album à appréhender avec recueillement, et sans faire de bruit. Un album à écouter dans le noir. Un album qui m'a fait du bien et du...
8
le 11 mai 2017
SuivreLes bras croisés sur son torse nappé de miel, un jeune garçon songe à la mort. Encerclé par des dizaines de mains cramponnées à des stylos, grattant lignes sur lignes avec fureur, il se sent comme un...
9
le 19 nov. 2019
SuivreDéjà, la ville prenait les tonalités rose-et-bleu du crépuscule - la nuit l'épiait, prête à lui sauter dessus, de toute sa force lunaire. Son pied heurta une bouteille vide, symbole d'une existence...
8
le 2 oct. 2017
SuivreY'avait la lune au-dessus de moi, qui grignotait les ombres des voitures, avec avidité. J'avais les yeux rivés sur la route, les mains soudées au volant, l'esprit songeur. La technique, pour jamais...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème