Au rayon des noms à rallonge, You say party ! we say die fait presque aussi bien de Clap your hand say yeah. Un nom en forme de défi ultime pour un groupe qui, s’il ne révolutionnera pas le rock, est une nouvelle expression vibrante d’un genre toujours plein de vitalité. Les Canadiens - encore !, originaire de Vancouver, donne un grand coup dans une fourmilière – avec toute la vigueur de la jeunesse. Il y a du Yeah Yeah Yeah’s dans cette faculté de reprendre les fondamentaux d’un rock post-punk,new wave énergique et décomplexé avec une délectation retrouvée.
Il y a du Organ dans cet orgue justement qui tournoie derrière des guitares vachardes. Becky Ninkovic survole les ébats avec le charisme d’une fille possédée par son sujet et avec juste ce qu’il faut de tremolos pour nous faire soupirer de désir – je m’adresse avant tout à la gente masculine. Nerveux, enlevé, bourré de titres fédérateurs, Lose all time a presque des allures d’albums parfaits au vue de ce qu’il entend procurer, une sacrée dose de fun mi jubilatoire mi torve à celui qui écoutera cette petite bombe. Un You’re almost there trop mou du genou pour un groupe naturellement sauvage et un morceau caché d’expérimentations électroniques sans grand intérêt ne viendront pas gacher notre plaisir immense.